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Reveillon les Morts !! Jeu de mot pourri, mais soirée d'enfer ! C'est l'heure de fêter dignement
la nouvelle année qui s'impose aux 12 coups de minuit.
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Beaucoup de scénarios importants et prometteurs
t'attendent d'ailleurs sagement **
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 As the crow flies ◊ Zacharias&Amelia


Silence is a true friend who never betrays.

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Oupyr

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Arrivée à Londres : 03/12/2017 Missives : 110 Points : 828 Traits empruntés : Katherine Waterston Couleur RPs : rosybrown Pseudonyme : Azra Crédits : Azra + Beylin + Tumblr Je suis né(e) le : 3 mars et j'ai donc : 37 ans J'appartiens aux : oupyrs Actuellement, je suis : pas intéressée et je travaille comme : domestique je suis de la caste : des entretenus je vis à : West District j'offre mon allégeance : à Zacharias et mes valeurs sont que : je suis reconnaissante et fidèle à celui qui m'a tendu la main

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Got It !

Jeu 11 Jan - 22:54
La demeure de Zacharias était immense. Parfois, Amelia avait l’impression qu’elle ne s’y était pas faite. Il lui arrivait d’errer dans les couloirs, ou simplement de se poser à une fenêtre pour regarder les allées et venues des autres, de l’autre côté de la vitre. Presque comme si elle contemplait un autre monde. Un monde auquel elle avait été arrachée. Elle n’avait rien demandé à personne. Elle avait été heureuse, avec son mari, sa fille, l’enfant à naître. Quand elle était seule, et persuadée que Zacharias n’était pas là ou ne pouvait pas la voir, Amelia effleurait son ventre du bout des doigts, comme si cette partie de son anatomie ne lui appartenait plus. Comme le reste de sa vie. Elle avait toujours cette impression de vide dans ses entrailles. Et, à chaque fois, elle manquait de fondre en larmes. Elle qui avait dédié toute sa vie aux enfants. Aujourd’hui, elle ne se sentait même plus la force d’exercer sa profession… et puis elle n’était pas bien sûre que Zacharias veuille d’une servante qui travaillait à côté, qui s’occupait des enfants des autres… plus que de lui.

Elle essayait de penser à ce qu’il lui restait à faire dans la maison alors qu’elle avançait, un sac de courses au bras. Elle ne comprenait pas pourquoi elle s’obstinait à acheter de la nourriture humaine. Elle-même ne pouvait plus en manger… En fait, elle pouvait toujours en manger, mais elle n’avait plus aucun goût, n’apportait plus aucun nutriment. Seul le sang pouvait la sustenter… et ce n’était pas elle qui s’en chargeait. Elle avait d’ailleurs toujours refusé de savoir où Zacharias se fournissait. En vérité, peut-être était-ce simplement parce que cuisiner la raccrochait à son humanité perdue. A ce passé qui ne cessait de la hanter… jusque dans Zacharias. La première fois qu’il s’était penché au-dessus d’elle, alors qu’elle venait de subir sa transformation, Amelia avait cru que c’était Paul… mais son Paul était étendu, vidé de son sang, un peu plus loin, dans le carnage de leur cuisine. Ses larges épaules, ses cheveux sombres… Pourtant Zacharias et Paul n’auraient pas pu être plus différents l’un de l’autre.

Elle avait fini de ranger les courses. Elle avait encore le temps avant de devoir préparer le dîner. A quoi bon ? disait une petite voix dans sa tête. Elle la chassa cependant vite fait et entreprit de s’occuper du linge qui devait être plié et rangé. Occuper son corps pour occuper son esprit, pour ne pas penser et pour oublier. Pourtant, une routine commençait à s’installer depuis qu’elle avait été trouvée par Zacharias. Et la routine était l’ennemi de la distraction intellectuelle. Pouvoir accomplir des gestes machinalement, sans y réfléchir, laissait la place à d’autres pensées. Alors Amelia s’empressa d’achever sa tâche et de ranger le linge pour rejoindre sa chambre.

Elle s’était posée près de la fenêtre, un livre à la main. Il était suffisamment complexe pour maintenir son cerveau en ébullition, mais pas trop pour qu’il ne la perde pas complètement dans des circonvolutions inutiles. Elle entendit une porte s’ouvrir, se refermer, quelque part dans la maison, signe que Zacharias était rentré d’elle ne savait trop où. Elle quitta les pages des yeux pour observer la nuit qui était tombée sur l’extérieur, ces mares de lumière sous les lampadaires. Elle tendait pourtant l’oreille, guettant le moindre bruit trahissant que sa présence était requise auprès de son employeur.

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like a kiss
YOU JUST HAVE TO CLOSE YOUR EYES AND LET THE WORLD DIE

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Harpie

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Arrivée à Londres : 06/01/2018 Missives : 20 Points : 153 Traits empruntés : adam driver Couleur RPs : #003366 Pseudonyme : redbandit Crédits : Pizza Planet (avatar); icons (tumblr); ASTRA (code signature) Je suis né(e) le : 19 novembre 1842 et j'ai donc : 175 ans J'appartiens aux : harpies Actuellement, je suis : allergique aux relations et je travaille comme : bras droit de Zohra quoi qu'officiellement je dirige une galerie d'art je suis de la caste : des privilégiés je vis à : West London j'offre mon allégeance : à très peu de personnes et mes valeurs sont que : ma survie prime sur le reste, quoi qu'il faille faire pour s'en assurer

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Got It !

Ven 12 Jan - 10:44
Certains pourraient se demander pourquoi donc le harpie avait choisit d'élire domicile ici, sachant très bien que la demeure était trop grande pour une personne ou même trois, mais que voulez-vus, certaines habitudes ont la dent dure et les siennes exigeaient de pouvoir déambuler de pièces en pièces, comme il avait pu le faire par le passé. Signe extérieur de richesse que de posséder une telle maison, sanctuaire offert à sa tranquillité d'esprit car ici au moins, il n'avait pas à supporter le monde extérieur. Un contraste saisissant entre le propriétaire des lieux et la jeune femme qui le servait. C'était donc également un moyen, à long terme, de conformer cette dernière à son monde à lui. Elle pouvait sortir, il ne la retenait pas captive -il aimait avoir le contrôle mais n'était pas totalement inhumain pour autant- mais il espérait bien qu'elle finirait par voir qu'auprès de lui elle était bien mieux que là dehors, où elle n'était plus que l'ombre de ce qu'elle fut un jour aux yeux de tous.

Bien sûr lui n'avait pas eu à renoncer à ce qu'il était. Tout au long de ses quasi deux siècles d'existence, rien n'avait jamais véritablement changé. Les mœurs avaient certes évoluées, la société aussi et sa révulsion pour cette dernière également. Même s'il ne fallait pas s'en cacher, cela faisait bien leurs affaires à Zohra et lui. Il pouvait bien se passer de jouer les contrebandiers mais cette activité là maintenait son esprit sur le qui vive et il fallait bien que quelqu'un fasse le job, en ces temps étranges. Autant que ça lui rapporte à lui plutôt qu'un autre, pas vrai ? Avare Zacharias ? Non, mais cette position de bras-droit lui rapportait plus que de l'argent et c'était là l'essentiel à ses yeux. Avoir son importance pour lui qui ne l'avait vraisemblablement jamais réellement été pour ses parents, c'était une sorte de revanche, de retour de karma, si tant est qu'on croyait à ce genre de choses, évidemment.

C'était aussi ce qui expliquait son besoin d'attention à son égard, ce qui pouvait paraître comme de l'immaturité émotionnelle également mais même si parfois il avait des changements d'humeurs et des éclats de voix, il n'était pas pour autant un maître tyrannique. Il avait toujours fait en sorte d'offrir à ses oupyrs ce dont ils avaient besoin, comme il le faisait présentement avec Amelia en lui apprenant à se nourrir par elle-même, à son corps défendant pour le moment en tout cas. Il se doutait des raisons de ce refus, il n'était pas idiot. Elle se disait que si elle franchissait ce pas là, elle abandonnerait son humanité ou ce qui en restait à jamais. Ce qui n'était pas faux mais le processus se ferait en temps et en heure, il n'en doutait pas. Il ferait en sorte de l'y aider, il le lui avait promis et il tiendrait parole. Après tout, ça le touchait presque ce maladif entêtement à refuser de voir la réalité en face et cette tristesse qui habitait son visage et qui révélait des traits insoupçonnés qu'il se plaisait à observer parfois sans qu'elle le sache.

Mais alors qu'il franchissait le pas de la porte, revenu de la galerie où il s'était assuré que la dernière cargaison reçue pour son business illégitime était bien arrivée en un seul morceau, c'était plus la rancœur qui le tannait. « Amelia ! » appela-t-il depuis le hall d'entrée, suspendant son manteau au crochet prévu à cet effet. La jeune oupyr avait faillit à ses obligations et il s'en était résulté un couac qui l'avait mis en mauvaise posture, ce qu'il ne pouvait laisser passer. Ou était-ce là juste un moyen pour lui de se convaincre qu'il n'attachait aucun sentiment pour elle ? Difficile à dire, car depuis des décennies, il avait d'ores et déjà abandonné l'idée d'un jour pouvoir en arriver à une telle chose. S'attacher c'était se créer une faiblesse, possible d'être atteinte par n'importe qui et pour une question de survie, ce qui était et restait encore à ce jour, sa priorité première, c'était donc inadmissible. Mais évidemment, la graine était déjà plantée dans son cœur et l'ignorer n'y changerait rien. Cela finirait par le consumer, il le savait et vainement il continuerait pourtant d'agir ainsi. Relâchant sa frustration sur la pauvre et frêle créature qu'elle était.

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Darkness is your candle.
& you're so fuckin' special ⊹ there's something about you it's like an addiction; hit me with your best shot honey. I've got no reason to doubt you 'cause certain things hurt and you're my only virtue. + (c) ASTRA
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Ven 12 Jan - 17:13
La porte s’était refermée, et il n’avait pas fallu longtemps pour que Zacharias l’appelle. Ça arrivait assez régulièrement. Avait-elle espéré que ce jour soit différent ? Que tout se passe bien et que la soirée soit tranquille ? En vérité, elle n’en savait guère rien. Elle s’était presque habituée aux caprices du harpie… et qu’il ne la réclame pas aurait été certainement le signe d’un trouble plus important. Visiblement, elle n’avait rien perdu de ses habitudes à analyser les gens… Certes, sa prédilection allait aux enfants… mais est-ce que Zacharias était autre chose qu’un enfant enfermé dans un corps d’adulte ? Amelia se le demandait souvent.

Elle glissa soigneusement un marque-page entre les feuilles de son livre et le posa sur la banquette là où elle était installée. Elle se leva et remit un peu d’ordre dans sa tenue avant de descendre au rez-de-chaussée pour savoir ce que son maître lui voulait. Elle était habillée de façon très simple d’ailleurs. Un simple pantalon noir à pinces, à la taille haute. Elle ne supportait pas ces coupes basses qui tombaient sur les hanches. Une chemise blanche, dont les boutons aux poignets étaient défaits. À peine maquillée. Après tout, qui se maquillait pour aller faire les courses, pour s’occuper de la maison ? Elle n’était pas l’une de ces femmes pots-de-peinture qu’on voyait souvent à la télévision.

Elle traversa le couloir, rejoignit les escaliers et descendit lentement les marches pour rejoindre le harpie. Ses mains jointes devant elle, elle triturait ses doigts, quelque peu anxieuse de la tempête qui allait lui tomber sur la tête. Malgré tout, elle croisa son regard sombre. Oui ? demanda-t-elle simplement, comme avare de mots. En vérité, elle préférait en dire peu, de peur qu’autre chose soit mal interprété. Elle tentait de se repasser la journée dans sa tête, pour savoir si elle avait fait quelque chose de mal. Si elle avait appris à devancer certaines des demandes de Zacharias, elle n’était pas une servante de profession… et alors qu’elle était encore humaine, Paul et elle se partageaient les tâches à la maison… et personne ne scrutait le résultat pour savoir si tout était parfait ou non. Tant que c’était fait, c’était le principal… mais Zacharias était quelque peu plus exigeant. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? s’entendit-elle pourtant continuer.

Oui, elle craignait de le décevoir. Où irait-elle s’il ne voulait plus d’elle ? Comment ferait-elle pour se nourrir ? Pour se défendre dans ce monde qui n’était plus vraiment le sien ? Elle ne pouvait pas décemment retourner dans son ancienne maison. Pas alors que la société humaine la croyait disparue… Elle se demandait d’ailleurs pourquoi personne n’était venu frapper à la porte de Zacharias… après tout, la CCTV devait bien enregistrer son visage sur le trajet qu’elle effectuait quand elle quittait la demeure… Londres était épiée par les autorités… et pourtant personne n’était venu l’interroger sur l’affreux meurtre de son époux et de sa fille, ni sur sa disparition. Chassant ces pensées de son esprit, elle épiait du regard le visage de Zacharias, essayant de décrypter sur ses traits des émotions qui l’aiderait à savoir ce qu’elle avait bien pu faire de mal…

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