LA PURGE
EVENT INDIVIDUELS La guerre est aux portes de Londres, voici venir l’ère de la violence…
Autrement dit : Ca va chier les gars !

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 Until it disappeared again feat. Madda



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Arrivée à Londres : 26/11/2017 Missives : 203 Points : 2926 Traits empruntés : Dasha Sidorchuk Petite schizophrénie : Zohra-la-poule attaque GROYEUX Pseudonyme : SUPERNʘVɅ Crédits : SWAN-BLBL & Tumblr Je suis né(e) le : 12 mai 1999 et j'ai donc : 18 ans jeunes années J'appartiens aux : humains, maintenant que j'ai perdu mes dons de Sionistes Actuellement, je suis : une éternelle esseulée et je travaille comme : riendutoutiste... j'suis SDF je suis de la caste : des rats du caniveaux je vis à : droite et à gauche, entre planque crado et squattage de domiciles désertés j'offre mon allégeance : à ma propre personne, pour ma propre survie et mes valeurs sont que : qu'il est impossible de vivre dans ce monde, que l'on soit bien née ou non.

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Dim 3 Déc - 22:07


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Until it disappeared again

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Les marchés de Noël… si les fêtes de fin d’années étaient une calamité pour la solitude d’une gamine luttant contre le froid hivernale, Lysandre appréciait au moins cette période pour cela. Pour les petits commerces de rue. Et pour cette ambiance particulière qui embaumait la ville et imprégnait les gens. Au Vatican, Nöel n’avait jamais été fêté de cette manière. Il n’y avait jamais eu de présent, jamais eut de liesse ou de rassemblement autour d’un repas aussi élaboré. La tradition des sapins d’ailleurs, rendait la rouquine particulièrement septique…. Mais tant que les gens étaient heureux, Lysandre s’accommodait bien de toute cette étrange tradition. Puisque lorsqu’ils étaient heureux, ils faisaient bien moins attention. Ainsi la jeune rôdeuse observait l’air de rien au coin de la rue, les commerçants prendre place dans leurs petits chalets de bois. Ils y avaient déjà des sourires et des éclats de rires entre eux alors qu’ils déballaient comme chaque jour depuis le début de la semaine, les mêmes produits à vendre. Des objets soient disant décoratifs ou précieux, des livres, des mets divers. Il y avait même ce type qui proposait du vin chaud… abomination s’il en était… Mais déjà les passants semblaient s’y intéresser, à tout ces étales multicolores. Parfait… La foule ne tarderait pas à s’amasser. Alors Lysandre retira les gants en laine mités récemment trouver dans un coin du métro pour les ranger soigneusement dans son précieux sac-à-dos. Les mains libres, elle serait plus agile, jamais entravé.

Puis elle prit le temps de resserrer le joug de sa genouillère de métal autour de sa jambe. Elle grimaça… avec le froid et l’humidité, il lui semblait encore plus douloureux de devoir le faire. Mais elle garda le silence tout du long, puis se mêla l’air de rien à la foule qui commençait à s’épaissir autour des stands. Puis elle commença à observer. Les gens, leurs gestes. S’ils tâtaient une poche ou un sac à la recherche de leurs portefeuilles. S’ils payaient en liquide, étaient attentifs. Et dès lors qu’ils ne l’étaient plus, la jeune rousse venait les frôler subtilement pour dérober leurs effets. L’argent… juste quelques billets lui permettait de survivre tandis qu’à eux… A quoi cela pouvait bien servir ? Acheter, toujours acheter. Des choses aussi laides et superflus. C’était invraisemblable ! Après une dizaine de minutes déjà, il semblait que les poches de la rouquine semblaient plus épaisses. Alors elle s’éloigna de la foule pour compter son butin et laisser les portefeuilles en vu quelques part.

Seulement elle semblait trop peu prudente, cette jeune insolente pourtant toujours sur ses gardes ! Parce que le regard qui suivait sa silhouette encapuchonnée lui, ne la lâchait pas. Il restait lourdement braqué sur elle au contraire, alors que Lysandre fourrait des billets dans son sac à dos. Puis il y eut la présence dans son dos, mais elle ne l’a senti qu’une seconde à peine avant qu’elle ne se déclare. Bien trop tard, pour que la furtive gamine ne puisse passer entre les mailles du filet.


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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Jeu 7 Déc - 23:09


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Until it disappeared again

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Noël... Madda faisait mine de lorgner les vitrines qu'elle dépassait mais, finalement, aucune n'attirait véritablement son attention. Elle balayait ses yeux hagards çà-et-là, faisant mine, quelques fois, de s'arrêter face aux quelques lumières qui scintillaient dans l'obscurité naissante. Seulement, celles-ci possédaient toute l'amertume qui lui brûlait la gorge et lui rougissait la peau. Il fut un temps où tout ceci avait un sens. Cependant, cela n'était désormais plus qu'un balbutiement dans un lointain qu'elle ne cherchait plus à rattraper. Les souvenirs, elle les avait enseveli. Et, peut-être était-ce là le plus douloureux. Elle ne se rappelait que de ce fameux jour où son existence entière s'était envolée. Elle ne se remémorait que de ces espoirs qu'elle avait enterré les uns après les autres. Au loin, le rire d'une fillette agita son myocarde, une seconde simplement, avant qu'elle ne pose son regard sur elle. La gamine sautillait comme le ferait un oisillon. Pendue devant une devanture aux lueurs féeriques, ses petits cils battaient toute l'émotion qui la traversait sur l'instant. Madda la contempla longuement; bienveillante et silencieuse. Un rictus vint, bref, fugace, puis s'évanouit à son tour. Cette vie-là n'était plus la sienne. Aucun éclat ne viendrait s'épancher au pied du sapin, aucune prunelle ne s'émerveillerait des reflets enchanteurs des rues illuminées. Madda passa une main sur son visage tiré. Ces fêtes seraient semblables aux autres: solitaires, bercées par quelques nébuleuses affaires qu'elle n'aura probablement pas résolu d'ici là. Comme à chaque fois il n'y aurait qu'elle - et les quelques malheureux de garde ce soir là - pour veiller la ville en fête. Cette perspective la fit soupirer une fois encore et la bile lui vint aux lèvres. Il n'y avait aucune échappatoire pour ceux qui ne trouvaient plus de sens à toute cette gigantesque mascarade.

Madda voulut fuir cette foule dont le bonheur lui sciait la poitrine. Cependant, une silhouette la retint quelques minutes encore. Ce n'était pas la première fois qu'elle croisait cette chevelure rousse depuis le début de son errance, seulement, la flic qui sommeillait en elle l'avait balayé sans même s'y attarder. De son recoin de stand, cette fois, Madda observa les gestes bien pensées qui se faufilaient d'une poche à l'autre. Elle n'était pas en service, pourtant, une petite voix la poussa à marcher calmement en direction du petit corps qui virevoltait l'air de rien entre les passants insouciants. La jeune femme ne sonna pas l'alarme de suite. Elle se contenta de talonner la fillette, tout en jetant de temps à autre quelques regards autour d'elle pour ne pas éveiller les soupçons. Cette petite chasse lui permit d'occulter les effluves de marrons et les rires enfantins autour d'elle. Le travail, voilà ce qui régissait son quotidien. Et Madda ne cherchait pas d'autre voie à explorer. Elle se plongeait, se noyait dans cette vocation qui, sans aucun doute, lui maintenait paradoxalement la tête hors de l'eau. Cela ne lui apportait sûrement plus de mal qu'autre chose. Elle en était même certaine. Lorsque le boulot s'apaisait, Madda ne se trouvait plus aucune raison d'être. Alors, elle creusait pour s'arracher une obsession nouvelle et s'immerger encore dans des rêveries artifcielles.

Lorsque Madda mit la main sur la gamine, ce fut pour la prendre véritablement en flagrant délit. Ses doigts cramponnèrent le fin poignet pour la contraindre à lui faire face. T'as besoin d'aide peut-être ?, qu'elle interrogea sans réellement attendre de réponse. D'un geste leste, elle repoussa sa veste de son coude, simplement pour lui faire remarquer l'insigne qu'elle y dissimulait soigneusement. Je crois qu'on va avoir un petit souci, toi et moi. Son regard rencontra clairement le sien et, la jeune femme eut une brève minute d'étonnement. Ses sourcils se froncèrent d'eux-même, tandis qu'elle la dévisageait comme le ferait une aliénée. Quelque chose, un détail qu'elle n'assimilait pas lui prenait la gorge dans l'océan noir de ses pupilles. Il lui fallut quelques secondes supplémentaires pour papillonner des cils et récupérer un brin de constance. Hm, tu sais que le vol peut être passible d'une lourde peine ? Madda lança un coup d’œil autour à la recherche d'une silhouette chimérique, puis soupira: Tu as des parents, quelqu'un à qui je peux téléphoner ?

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Sam 9 Déc - 14:49


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Trop concentrée à compter les billets récoltés et à les fourrer dans la poche intérieure de son vieux manteau de garçon trouvé dans les poubelles, Lysandre n’avait plus prit garde à rien. A vrai dire, à force de ne trouver plus aucune résistance, à voir que chaque petits larcins étaient plus faciles encore que le précédent, la rouquine semblait avoir prit ses aises dans cette routine. Et puis la récolte avait été très bonne, et la jeune fille espérait déjà pouvoir prendre un bon repas chaud, et peut être même se trouver un môtel pour la nuit. Un bon bain, laver ses affaires… Dormir dans un lit avec un toit au-dessus de sa tête. Elle en soupirait déjà d’aise. Mais la main sur son épaule éradiqua ses rêves de bien-être et de sécurité temporaire, et par reflexe elle planqua agilement le reste de sa prise dans ses poches avant de se retourner pour faire face à une grande brune au regard sévère.

Son regard se plongea dans le sien, sans qu’elle ne trésaille. Mais ces yeux noirs avaient quelque chose de troublant. Ils frappaient le cœur de la jeune fille, dont le sang semblait refluer dans les veines. Prise d’une émotion indistincte, Lysandre sembla rester choquée quelques instants, et le fut plus encore lorsque la femme lui montra un insigne de police. C’était étrange, elle aurait dû prendre peur ! C’était bien là l’une des deux choses à craindre : Sionistes et Polices, voila ce que la rouquine s’acharnait à fuir sans cesse. Et là, elle venait de se faire pincer par l’une de ces deux autorités. Pourtant… elle ne réagissait pas, troublée et prise d’une sorte de léthargie. Comme dans un cocon, elle entendait la foule, les paroles de la femme mais son attention se concentrait sur son visage. Elle le détailla sans comprendre… avant de revenir à ses yeux quand elle parla d’appeler des parents. Le regard de Lysandre redevint plus droit, plus ferme alors qu’il se braquait dans celui de la flic. Enfin ses lèvres remuèrent pour prononcer simplement :

Non merci …

Ses esprits revenaient, lentement mais surement après ce bref instant d’absence. Pas moyen de comprendre ce qui venait de se passer dans son corps comme dans son esprit, quelque chose l’intriguait toujours. Mais désormais son attention se portait sur la fuite qu’elle devait entreprendre. Un regard rapide et circulaire lui permit de lister ses possibilités. S’était soit la ruelle, soit la foule. Mais la foule était trop volubile, trop compacte. Avec sa jambe cela était trop incertain… autant tenter sa chance sur un terrain qu’elle pouvait analyser et anticiper. Et pour le moment, elle savait que sa genouillère serait suffisamment serrée pour lui permettre de courir et de détaller comme un lapin. Il fallait le faire maintenant, avant que les douleurs ne reviennent. Alors, avant même que la flic ne puisse réagir, Lysandre tourna les talons pour lancer ses grandes jambes l’une après l’autre dans une courses effrénées. Il y avait quelque chose de militaire dans son expression et ses réactions. De bien trop calculé et de calme pour n’être le fruit que d’un simple esprit d’ado. Après quelques mètres de fuite, et après avoir remis les bretelles de son sac à dos, Lysandre sauta sur la grille qui séparait la ruelle de la cour d’un entrepôt, et sauta sur le toit de ce dernier… Déjà elle ne voyait plus la flic à ses trousses.

Trop facile.

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Ven 22 Déc - 21:17


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En temps normal, Madda n'aurait pas tortiller davantage. Elle l'aurait amené au poste sans plus de cérémonie. Cependant, là qu'elle contemplait le minois de cette adolescente, quelque chose la poussait à retarder l'échéance. C'était absurde, clairement. Et, lorsqu'elle redressa la tête quelques instants, ce fut pour constater qu'aucun œil ne s'était posé sur elles. Sans doute les prenaient-elles pour des sœurs, pour la mère et la fille. Ou peut-être avaient-ils mieux à faire. Le monde était d'un tel égocentrisme par moment. Alors, qui aurait pu se pencher – ne serait-ce qu'une seconde – sur une telle scène ? Les gens n'avaient que faire des éclats autour d'eux. Seule leur existence importait. Alors, lorsqu'elle reporta son attention sur la gamine, elle eut envie de lui sourire, comme ça, simplement pour le plaisir d'offrir un peu de chaleur à travers cette fraîcheur hivernale. Seulement, rien ne sut passer la barrière de ses lèvres. Elle était froide, elle aussi, comme ces carrefours autrefois blancs de poudre magique. Elle ne connaissait pas cette gamine mais, Madda ne pouvait s'empêcher de l'observer, comme si celle-ci révélait enfin quelque chose en elle. Sans doute parce qu'elle lui faisait songer à la fillette qu'elle fut, à son tour, jadis. Un quelque chose dans le genre qui la retenait là, à ses côtés, au lieu de faire tout bêtement son job.

Mais voilà, la gosse fut plus réactive qu'elle et, dans un mouvement qu'elle n'eut pas le temps d'appréhender, cette dernière prit la fuite. Madda leva les yeux au ciel pour elle-même et tenta vainement dans le vent de cette foule compacte: attends ! Il lui fallut une minute de plus avant de courir à sa suite. De temps à autre, elle l'interpella d'une brève exclamation ridicule. Comme si la gamine allait se détourner pour lui revenir. Il n'y avait pas grand chose de flic dans l'attitude qu'elle avait présentement, même dans sa seule façon de trottiner derrière elle. De l'extérieur, Madda s'assimilait davantage à la pauvre figure d'autorité, inquiète de récupérer son petit. Un tintement de ferraille devant elle lui indiqua son ascension et, la commissaire, elle, opta pour contourner le bâtiment à la recherche d'une toute autre issue. S'assurant de ne pas manquer la jeune femme, Madda entreprit de grimper à l'échelle qui longeait l'une des façade de la structure. Sur la pointe des pieds, elle s'efforça d'approcher le plus possible la gamine sans se faire remarquer. Cependant, un peu de taule froissée crissa sous sa godasse, l'obligeant à lever les mains devant elle en guise de paix. Attends, t'barre pas tout de suite. 

Madda inspira péniblement l'air autour d'elle. Que pouvait-elle bien dire à cette gosse ? Elle glissa ses mains dans les poches arrières de son jean, puis haussa nonchalamment ses frêles épaules. T'as personne pour prendre soin de toi, gamine ?, qu'elle demanda tout en connaissant pourtant la réponse. Et elle fit quelques pas en sa direction, simplement pour s'approcher du bord et contempler la ville s'obscurcir. Sans lui adresser un regard de plus, Madda poursuivit. Moi non plus. Elle inspira profondément, laissant quelques souvenirs lointains venir la hanter quelques secondes. Tu sais qu'il y a des structures pour les gosses comme toi ? Il n'y avait rien de palpitant là dedans, elle le savait. Mais qu'avait-elle à lui promettre d'autre ?Tu peux baisser la garde, gamine, je ne vais pas t'arrêter. Elle le devrait pourtant. Mais, quelque chose de familier la poussait à s'attendrir. Néanmoins, essaye d'être plus discrète lorsque tu joues les pickpockets. Madda se tourna alors franchement vers elle pour s'en approcher. Tu as un nom ?

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Sam 23 Déc - 11:19


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La course qu’elle entamait n’avait rien de difficile, les obstacles à franchir étaient moindre comparé à ceux auxquels on l’avait habitué au Vatican. Mais c’était sans compter sur sa jambe, ce boulet enchainé à son jeune corps. Malgré sa genouillère en métal, qui demeurait à ce jour l’objet qu’elle possédait, ayant le plus de valeur, et bien … sa jambe était douloureuse. Elle raidissait ses muscles sous des impulsions puissantes jusqu’à galoper sur le toit. Puis, voyant qu’elle n’était pas suivie, se permit de ralentir puis de s’arrêter. Sa respiration avait à peine accéléré, mais elle grimaça en silence en posant une main sur sa cuisse avant de resserrer les lanières qui l’enserraient. Chier. Et puis, alors qu’elle sautait sur un rebord de toit pour établir un plan de descente, des bruits de pas furtifs puis un crissement de métal lui indiqua que l’indésirable était parvenue à transpirer jusqu’ici et elle soupira en observant les points de chute possible. Il y en avait pas mal… juste à ne pas manquer le rebord d’échelle et supporter un pique de douleur avant de choir en bas sur ses deux gambettes. Tant pis. Alors elle resserra aussi les bretelles de son vieux sac à dos sur ses épaules avant de fléchir les jambes, signe qu’elle allait sauter. Mais la flic éleva la voix pour lui demander de ne pas s’en aller de suite et étrangement, une faible lueur dans son ton força Lysandre à avorter son geste. C’était presque une sorte de supplication… quelque chose de faible mais de bien différent de ce qu’elle avait entendu dans la rue en contrebas, et qui ressemblait plus à des menaces. La jeune fille se redressa alors, toujours en équilibre sur le rebord du muret face au vide. Sans jamais avoir l’air effrayé, ou hésitant, Lysandre c’était tournée vers cette femme avant un doute cependant. Quelque chose la retenait… des files invisibles accrochaient son corps de part en part pour l’empêcher de partir. Ce n’était pas réellement un doute c’était plutôt… ce genre d’impression de déjà vu, de déjà entendu. Cette voix et ses fluctuations imposait chez elle une drôle de sensation.

Mais incapable de l’expliquer, Lysandre se laissa prendre par la conversation bien qu’elle n’y participait aucunement. A demi-retournée vers la femme qui approchait lentement, elle avait l’air de ces animaux sauvages qui observaient les curieux approcher en attendant le moment précis de s’enfuir… lorsque la distance ne serait plus suffisamment grande entre eux. L’autre parla de son isolement propre, d’un centre pour gosse, de garde baissée. Les humains étaient tous des idiots. Cette femme croyait-elle vraiment savoir quoi que se soit sur la « gamine » qui se trouvait devant elle ? La logique des gens échappait à Lysandre. Rien que sa fuite, sa capacité à grimper sur un toit sans s’essouffler, l’autre aurait dû comprendre. Se douter. Puis elle lui donna un conseil et Lysandre comprit. Cette nana était peut-être flic mais elle ne représentait aucun danger… C’était un parfait pigeon. Non pas que Lysandre soit capable de manipuler les gens pour les utiliser mais au moins, elle pouvait profiter ingénument de quelques avantages que lui conférait sa situation. Alors elle se tourna véritablement pour sauter du muret, juste quelques centimètres pour faire face à la policière. Elle l’observa longuement, sans comprendre d’où pouvait venir cette sale sensation qui lui collait à la peau, puis elle déclara d’un ton neutre.

Peut-être que j’ai pas besoin de protection. Les gens sont trop vaniteux à croire ça.

Elle n’était pas éloquente, Lysandre. Communiquer était un sacré défi, mais elle était franche et rien dans son attitude ne laissait entendre qu’en aucun cas, sa garde n’était baissée. Au contraire, il n’y avait pas plus farouche méfiance que la sienne, mais son regard plongé dans celui de la femme, elle explorait ses failles. Sans comprendre, tout cela à l’instinct, Lysandre semblait apercevoir une blessure dans ses prunelles éteintes.

Achète-moi à manger et j’te filerai mon nom.


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Sam 23 Déc - 14:36


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Perdue entre ciel et terre comme sur le parvis de son existence, Madda se laissa une fois encore bercer par le vide sous ses pieds. Il serait tellement aisé de s'abandonner à ces abysses qui ne promettaient qu'un impact effroyable quelques mètres plus bas. Combien de fois y avait-elle songé depuis que son existence se trouvait dépourvue de toute lueur ? Pourtant, quelque chose s'évertuait à la maintenir là; en déséquilibre sur le fil du rasoir. Il n'y avait aucun sens logique à toute cette mascarade. Il n'y avait aucune réponse à son éternelle agonie. Elle était simplement condamnée à fureter au dessus de sa propre couche. Finalement, elle était là sans réellement l'être. Peut-être fut-ce cette raison qui la poussa à tendre les mains en guise de réédition. Cette gamine ne représentait rien, si ce n'était une prise de plus à laquelle se pendre pour éviter de s'écraser une fois de plus sur l'asphalte. Tout était bon pour ne pas sombrer davantage. Et, si Madda se perdait souvent dans l'autre, elle n'en restait pas moins droite, l'échine tendue et la tête haute encore. Son boulot la maintenait hors des eaux troubles dans lesquelles elle s'immergeait par moment. Du moins, le croyait-elle. A dire vrai, elle ne voyait pas encore le mur qui se dressait devant elle, face à sa course folle qui ne promettait finalement qu'un choc funeste.

Madda esquissa l'ombre d'un rictus. Cette gamine avait quelque chose de profondément candide malgré son attitude revêche. Tout le monde a besoin de protection. Les gens sont trop orgueilleux à croire le contraire, qu'elle lui répondit sur le même ton. Elle était bien placée pour le savoir finalement. Si elle coulait inexorablement vers quelques bas fonds nébuleux, c'est parce que plus personne n'était là pour l'arracher à ses enfers. Madda prit le temps de la détailler un peu plus, allant même jusqu'à observer sa patte folle qui semblait la meurtrir silencieusement. Elle la pointa alors d'un simple mouvement de la tête. Tu vas réussir à descendre ? Cette interrogation n'était présente que pour obtempérer au chantage qu'elle venait de lui lancer. Madda n'était pas dupe. La gamine profiterait sûrement un petit moment de son portefeuille avant de lui balancer des informations. Cela étant, si elle pouvait lui octroyer ne serait-ce qu'un instant de répit, Maddalena ne s'en formaliserait pas. Alors, et sans réellement attendre une quelconque réponse de sa part, la commissaire retourna sur ses pas pour emprunter l'échelle de secours. Une fois sur la terre ferme, elle flanqua ses poings dans les poches de son veston. Tu crapahutes plutôt bien malgré ta guibolle. Elle esquissa une petite moue, puis haussa les épaules. Je suis flic, je remarque ce genre de chose, qu'elle ajouta l'air de rien. Elle pointa l'ouverture de la rue plus loin qui laissait voir la ronde impatiente des passants. Je t'emmène manger un morceau au chaud. Dans un petit snack pas trop mauvais.

Madda n'ajouta plus rien le temps du trajet. Elle se contenta de lui jeter quelques regards à la fois curieux et intéressés. Cette situation n'avait aucun sens mais, la jeune femme s'y sentait bien malgré tout. Un instant, elle contempla les quelques guirlandes qui illuminaient la devanture de la petite structure. Ce restaurant - si l'on pouvait réellement le nommer ainsi - était un endroit qu'elle affectionnait particulièrement. Et, lorsqu'elle y pénétra, ce fut un large rictus qui l'accueillit derrière le comptoir. Salut Doug' !, qu'elle lança gaiement au type qui agitait sa grosse main galeuse en guise de salutation. Elle entraîna la gamine plus loin vers le fin fond de la bâtisse dans l'espoir d'y trouver un peu plus de tranquillité. Inutile de te dire de ne pas regarder les prix, gloussa-t-elle l'air de rien en prenant place sur l'une des banquette. Elle s'adossa dans un profond soupire, laissant son regard divaguer quelques minutes par delà l'énorme vitre qui lui présentait une réalité qui lui était désormais étrangère, puis se concentra à nouveau sur la fillette. Alors, Miss Éclopée, c'est quoi ton nom ? Elle lui tendit sa main et, pour l'inciter à se présenter à son tour, ajouta naïvement: Maddalena. Mais tout le monde m'appelle Madda.

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Arrivée à Londres : 26/11/2017 Missives : 203 Points : 2926 Traits empruntés : Dasha Sidorchuk Petite schizophrénie : Zohra-la-poule attaque GROYEUX Pseudonyme : SUPERNʘVɅ Crédits : SWAN-BLBL & Tumblr Je suis né(e) le : 12 mai 1999 et j'ai donc : 18 ans jeunes années J'appartiens aux : humains, maintenant que j'ai perdu mes dons de Sionistes Actuellement, je suis : une éternelle esseulée et je travaille comme : riendutoutiste... j'suis SDF je suis de la caste : des rats du caniveaux je vis à : droite et à gauche, entre planque crado et squattage de domiciles désertés j'offre mon allégeance : à ma propre personne, pour ma propre survie et mes valeurs sont que : qu'il est impossible de vivre dans ce monde, que l'on soit bien née ou non.

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Sam 23 Déc - 20:45


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ft. Madda et Lysandre۰
Until it disappeared again

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La femme pouvait bien dire, et croire ce qu’elle voulait, ce que Lysandre venait d’affirmer n’était pas un avis mais bien un fait. Les opinions… c’était une chose qu’elle ne pouvait présentement pas se permettre. Jamais d’ailleurs. La rouquine avait appris. Elle avait encaissé, et ce qu’elle savait, c’était que les faits valaient toujours bien mieux que les appréciations. Lysandre n’avait pas besoin de protection parce que dès petite, on l’avait forcé à être plus forte que les autres, point. Devant les humains et la plupart des créatures il n’y avait pas grand-chose à craindre. Les flics en revanche, elle devait les éviter, autant que les Sionistes. Et malgré sa fuite, il semblait maintenant que cette nana allait lâcher un peu de tune pour elle. Bonne pioche. Encore une fois, on la portait en pitié mais Lysandre n’était pas la plus à plaindre dans l’histoire. Ceux qui se valorisaient en utilisant une pauvre fille des rues, eux… étaient à plaindre. Mais Lysandre s’en foutait pas mal de la morale comme de la bienséance. Non seulement la femme ne semblait pas vouloir l’arrêter mais en plus elle lui tendait une main pathétique que Lysandre abandonnerait une fois l’estomac plein. Alors elle pouvait bien croire ce qu’elle voulait, c’était pas son problème. En revanche la rouquine lâcha un regard presque renfrogné lorsque la flic demanda si elle pourrait descendre. Elle était montée, pourquoi pas le contraire… Alors elle se fit silencieuse (comme toujours) et ne prit évidemment pas la peine de suivre les pas de l’autre, se laissant glisser de prises en rampes, de gouttières en fenêtres jusqu’au sol avant de s’épousseter une épaule… Comme quoi, il lui arrivait d’être fière.

Alors elle la suivit non sans méfiance, observant le chemin, les gens alentours. A la moindre action suspecte, l’oiseau s’envolerait. Après tout, elle n’était pas une simple jeune femme comme le pensait sans doute cette femme… Lysandre avait tenu des objectifs toute sa vie et à présent, la survie était l’unique. Manger était attractif mais la disette n’était rien, face à ce que lui ferait probablement les Sionistes si elle atterrissait entre leurs mains. Mais l’attitude de cette nouvelle compagnie ne semblait pas alarmante. Rien ne la trahissait pour l’instant bien que la rousse soit attentive au possible. Alors elle entra avec une mine presque basse, ne salua pas « Doug » puisqu’il toisait la SDF et son look miteux. Sans doute jurait-il dans sa barbe à l’encontre de la policière qui amenait une rebus dans son taudis. Quant à regarder les prix, ça tombait bien - elle n’avait pas l’intention de le faire. Quelques bouts de papiers verts de plus sur la table, c’était pas grand-chose non ? Lysandre se contenta donc de bondir sur une banquette en battant l’air de sa jambe valide, les mains sur la table alors que son estomac grognait sous l’influence des odeurs de fritures. Puis elle fixa Madda donc, sans desserrer les dents et avec son éternelle expression neutre sur la truffe, la faisant passer peut-être pour une nana à la carcasse inoccupée ou totalement dépourvue de pensées. Et tout en fixant la main qu’on lui tendait, elle ne bougea pas d’un pouce en l’ouvrant enfin :

J’ai pas encore ma bouffe.

Pas de nourriture, pas de prénom. C’était le deal de départ. Lysandre s’empara d’un menu après avoir rapidement fait le tour du lieu des yeux pour en repérer les failles et les sorties. Puis elle désigna plusieurs noms sur le menu… des trucs qu’elle ne comprenait pas parfois, comme enchiladas, ficelles ou pain perdu. 6 choses en tout, qui lui faisait envie parmi hot-dog, cheese cake et burger.

Je veux ça… et puis j’ai soif aussi. J’vais aux toilettes…

Elle n’avait même pas encore pris la peine d’ôter son sac à dos et s’en allait avec. On aurait pu croire qu’elle désertait déjà, avec sa capuche encore sur la tête et sa dégaine improbable. Elle laissa Doug la toiser une fois encore, et fila vers la porte des chiottes sans demander son reste histoire de se rafraichir un peu en attendant de pouvoir manger, sans devoir supporter l’attente face à la flic.

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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Sam 23 Déc - 23:31


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ft. Lysandre & Maddalena۰
Until it disappeared again

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Elle était visiblement loin de perdre le nord. Alors Madda rabaissa son bras le temps d'un bref souffle qui traduisit une légère exaspération. Elle avait beau se montrer conciliante, compréhensive, la gamine ne daignait toujours pas baisser sa garde. Malgré tout, Madda ne fit aucun commentaire. Elle se contenta de saisir, elle aussi, le menu qu'elle fit semblant de lire. A dire vrai, elle le connaissait déjà sur le bout des lèvres pour en avoir essayé la moindre nouveauté. Doug lui répétait souvent qu'elle faisait partie des meubles. Il n'avait pas totalement tort. Il était le seul être vivant sur cette terre qu'elle tolérait encore, sans aucune limite. Il ne lui posait pas de question, voilà ce qu'elle appréciait chez lui. Il connaissait ce qui brisait son existence chaque jour un peu plus, mais jamais il ne l'évoquait. C'était un type discret, malgré ses grands airs bourrus, qu'elle se plaisait à écouter parler lorsque la solitude se faisait trop acide. Lui aussi, il avait perdu une part de lui-même. La maladie avait emporté la seule femme qu'il n'avait jamais aimé. N'ayant pas eu le temps, ni la chance de concevoir un bambin joufflu qui lui aurait ressemblé, Doug se trouvait désormais voué à lui-même, avec ce snack morbide sur les bras qui n'abritait souvent que des âmes brisées.

Madda prêta l'oreille aux requêtes de la gamine, non sans lâcher un franc ricanement. Son estomac devait crier famine depuis quelques jours déjà. Et elle obtempéra une fois de plus, faisant signe au barbu de venir à leur rencontre. La commissaire ouvrit la bouche lorsque la fillette se dressa sur ses frêles guibolles. Cependant, aucun son ne vint la retenir. Naïvement - peut-être - elle ne doutait pas de son retour. Parce que la faim pouvait être tenace d'abord, puis parce qu'il y avait cette certitude désarmante qui lui prenait le poitrail chaque fois qu'elle posait ses mirettes fêlées sur ses traits juvéniles. Une fois le propriétaire des lieux à sa hauteur, Madda fit soigneusement la liste de son invitée. Un sourcil arqué de la part de son ami - si l'on pouvait le nommer ainsi - lui indiqua qu'il s'interrogeait déjà sur la présence de cette gamine esseulée. Maddalena secoua simplement sa petite caboche brune, balayant l'air d'un revers de main hasardeux. Elle ne te causera pas d'ennui. Mais il plissa ses yeux tirés malgré tout, cherchant sans doute à comprendre ce qui pouvait bien se terrer là dessous. Tout va bien, rassure-toi. Il grommela, comme il le faisait chaque fois qu'il n'était pas véritablement convaincu, puis tourna sa grosse masse en direction de la cuisine, là où les odeurs de bouffe se répandaient par vague dans la bâtisse.

Quelques minutes, et les plats vinrent enfin tapisser la table devant elle. Madda jeta une simple œillade en direction de la porte des WC. Elle n'irait pas la chercher par la main. Mieux valait laisser un tant soit peu de liberté à cette gosse. Alors, et s'efforçant de se concentrer sur toute autre chose, la commissaire picora quelques frites tout en observant les gamins du quartier se ruer dans les quelques restes de neige. Noël lui était tellement étranger désormais. Il suffisait qu'elle ne contemple les rires au dehors, les exclamations hébétées face aux illuminations célestes. Madda passa une main sur son visage, puis soupira lourdement. De toute évidence, il n'y avait plus rien à célébrer pour elle. Si t'es sage, t'auras même droit à une glace, qu'elle murmura en direction des toilettes pour elle-même. Cela n'avait clairement aucun sens, mais elle offrirait un peu de son heure à cette gamine dont elle ne connaissait rien. Sans doute était-ce là le manque d'amour, du moins, le manque d'une mère. Pathétique, elle l'était. Et elle s'accrochait à quelques fourmillements passés comme le faisaient ceux qui ne possédaient plus rien.

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Mer 27 Déc - 18:10


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ft. Madda et Lysandre۰
Until it disappeared again

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Une fois dans les chiottes, Lysandre resta un moment à écouter les bruits environnants, notamment ceux de la salle. Jamais le répit ne venait troubler sa méfiance ou tout du moins… sa prudence. Alors elle était restée quelques instants debout sans bouger, pour vérifier par un simple son, que la flic ne venait pas vers la porte, ou qu’elle ne passait pas un coup de fil traitre tandis que son « invitée » se tenait loin d’elle. Elle écouta le bref échange entre la brune et le type que l’avait tant dévisagé, avant de laisser son sac glisser sur le sol et de se dévêtir non sans interdire l’entrée qu’un coup de verrou. Un peu de savon, de l’eau… quoi de mieux. Surtout pour une gamine qui n’avait pas toujours l’occasion de forcer les serrures pour prendre du repos dans une habitation temporairement vide. Alors oui, elle trouvait toujours des solutions pour prendre un peu soin d’elle mais… la rue, cette vie ne lui permettait pas toujours de se sentir bien. Rarement même. Bien qu’elle s’en contentait souvent sans se plaindre ou grincer des dents. C’était ainsi, Lysandre prenait ce qui arrivait. Mais pour le coup cette petite escapade dans ce taudis était une bénédiction. Sans attendre plus longtemps, et ignorant l’éventualité que la fille rameute les keufs par texto, Lys’ s’activa pour se débarbouiller un peu. Une toilette de chat, comme disait autrefois son père. Et s’était peut-être l’unique expression imagée que Lysandre avait retenue, et comprenait encore avec toute la tendresse que cela impliquait. Mais la jeune femme tiqua, alors qu’elle rinçait déjà le savon sur sa nuque et nattait ses cheveux. Il y avait bien des années qu’elle n’avait pas pensé à son père… A vrai dire même son visage lui échappait. Il n’était dans son souvenir, qu’un tas de brume, un vague corps, une figure rayée dans les affres du temps.

Un moment après cela et bien sûr, après avoir laissé ses souvenirs derrière elle, Lysandre sortie enfin des toilettes. Son bonnet et son sac en main, son visage s’illumina en voyant toute cette nourriture déjà sur la table, un véritable festin ! Alors elle accéléra, pour laisser son cul déraper sur la banquette et en s’y installant très vite en tailleur, un genou à moitié contre la table, pour attraper le burger et y mordre à pleine dents sans perdre une seconde. Sa main libre laissa son bonnet choir sur la table avant de s’emparer du verre de soda et faire passer la bouchée sans même mastiquer. Et elle mordit à nouveau, plusieurs fois avant qu’enfin elle ne reprenne son souffle et ne commence enfin à mâcher. Pas le temps de déguster, crève-la-faim comme elle l’était. En quelques minutes, il ne restait déjà plus grand-chose du hamburger qu’elle laissa de côté pour attaquer une poignée de frites et s’emparer du hot dog. Puis elle inspira, comme si manger lui demandait d’être constamment en apnée… et à la voir engloutir ainsi, c’était peut-être le cas.

Merci…

Ça lui avait échappé comme un rot, d’ailleurs elle manqua de s’étouffer et frappa du poing sur son buste avant de s’offrir une nouvelle lampée de soda. Les bulles qui lui montèrent au nez (qu’elle remua) lui piquèrent les yeux, rendant ses joues roses et pendant quelques secondes, elle sembla se concentrer pour que cette désagréable sensation ne passe. Puis elle goba une cuillère de cheese-cake, et attaqua les enchiladas sans tarder davantage. Et enfin, après quelques minutes d’un silence uniquement troublé par sa propre respiration, la rouquine estima que le deal était bien scellé. Elle lança alors non sans quitter sa nourriture du regard, de peur peut être qu’elle ne s’évapore soudainement.

Mon prénom c’est Lysandre. C’est tout ce que tu voulais savoir, non ?

Dans le sens où elle n’en dévoilerait sans doute pas d’avantage. Maintenant qu’elle avait honoré le marché, Lysandre n’avait plus à faire d’effort, et continuait d’attraper de la nourriture à mains nues pour manger plus vite et satisfaire son estomac qui s’alourdissait pourtant déjà, et lui hurlait qu’il était presque plein à craquer.


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Dim 31 Déc - 9:29


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ft. Lysandre & Maddalena۰
Until it disappeared again

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Le retour de l'enfant prodigue. Madda se contint d'esquisser le moindre signe qui prouverait son soulagement. Elle se contenta de s'adosser plus encore contre la banquette, tout en grignotant une autre frite de la petite portion qu'elle s'était commandée. D'une certaine façon, néanmoins, la flic ne fut pas surprise de la voir réapparaître. L'infime confiance qu'elle lui vouait ne possédait aucune logique certes, mais elle l'encourageait pourtant à ne pas sourciller à chacun de ses soubresauts. Alors, et sans ajouter quoi que ce soit, Madda observa longuement la jeune fille qui, devant elle, se goinfrait littéralement comme le ferait un gros animal famélique. Par moment, elle se surprenait à sourire. Il y avait quelque chose d'incroyablement tendre lorsqu'elle posait son regard de femme brisée sur le minois de cette gamine effarouchée. Mais, là encore, elle n'aurait su dire ce qui faisait naître ce sentiment si particulier entre ses côtes. Elle savourait cette plénitude déconcertante, simple spectatrice, tandis que la fillette se jetait avec toujours autant d'appétence sur la mal bouffe qui trônait sur la tablée. Quelques fois, elle regardait par delà l'énorme vitrine qui lui présentait, de l'autre côté, un univers qu'elle exécrait la plupart du temps. Les enfants s'agitaient encore au dehors, et les parents s'évertuaient toujours plus à les retenir entre leurs bras dépendants.

Doucement, gamine, tu vas finir par t'étouffer, qu'elle réprimanda malgré elle. Et elle en secoua légèrement la tête, comme le ferait une mère attentive. Puis, vint l'aveu tant attendu, la révélation méritée. Madda ne répondit pas immédiatement. A dire vrai, elle s'était figée, tétanisée, le regard ahuri et la bouche légèrement entrouverte. Un instant, elle crut qu'elle devenait folle, un court instant seulement, avant que sa raison ne s'essaye à l'ébranler. Tout ceci ne pouvait être qu'une malheureuse coïncidence. Elle avait vu le sang. Elle avait vu le tourment et la désolation. Elle avait vu les marionnettes démantibulées sur le linoléum. Du moins, le pensait-elle. Madda voulut ouvrir la bouche, ne serait-ce que pour la remercier d'avoir rempli la part de son contrat, seulement rien ne vint. Le doute la sciait comme un roseau qui se brise sous l'alizé. Était-ce possible ? Si elle l'espérait corps et âme, sa petite voix intérieure tentait encore d'esquisser l'ombre de ces derniers mois. Lysandre..., qu'elle murmura alors à son tour, comme pour véritablement atterrir.

Madda s'efforça néanmoins de lui adresser un quelconque rictus en guise de remerciement. Puis, l'air de rien, elle farfouilla entre les cartes inutiles de son porte-feuille. Et... Lysandre, pourquoi te trouves-tu seule dans les rues de Londres ?... Cette information-là, Madda la demanda avec une fausse nonchalance. A dire vrai, quelque chose d'indicible tremblait dans le son de sa voix. Elle aurait voulu l'assaillir, laisser la cohue qu'elle sentait se propager entre ses alvéoles. Mais elle ne sourcilla pas immédiatement, non. Et elle se fit violence pour détourner les yeux du petit minois qui lui faisait face. De longues minutes, elle contempla le monde qui brassait son air. Elle prêta l'oreille aux éclats par delà ses remparts de douleur. L'espace d'un instant alors, Madda baissa la muraille derrière laquelle elle s'était claquemurée depuis toutes ces années. Elle ressentit. L'iode lui monta aux cils mais la flic en battit rapidement des paupières. Et, lorsqu'elle sembla revenir à elle, ce fut pour déposer une photographie sur la table. Tu sais... tu me fais penser à une gamine que j'ai connu il y a longtemps. Un vague sourire vint illuminer son visage. A dire vrai, c'était ma gamine... Après cela, la jeune femme n'osa plus croiser ses grandes prunelles de biche effarouchée. Alors, elle se concentra sur le petit morceau de papier qu'elle s'obstinait à lisser entre ses doigts. Un jour je suis rentrée chez moi et ils étaient tous partis. Ma fille. Son père. Morts. J'ai tout perdu. Elle haussa tristement ses frêles épaules, puis contempla une énième fois l'illustration qui ne l'avait jamais quitté dès lors avant de la présenter à la jeune fille. Alors qu'elle lui dévoilait trois regards perdus dans l'oubli, Madda releva enfin les yeux vers elle. Lysandre ?...   

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Dim 7 Jan - 11:47


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ft. Madda et Lysandre۰
Until it disappeared again

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Il semblait bien que plus elle dévorait, et plus son estomac réclamait. Il s’enserrait déjà pourtant du trop plein de nourriture ingurgité comme ça, comme une belle oie que l’on gave. Mais Lysandre continuait de manger. C’était trop beau, cet étalage de nourriture pour une gosse de rue. Quitte à ne plus pouvoir bouger il était certain que plus une miette ne resterait sur la table lorsqu’elle en aurait fini. La rousse ignora l’intervention trop maternelle de la femme, continua de manger, sans répondre à la question suivante. Que faisait-elle seule dans les rues de Londres. Elle pouvait lui retourner la question… Après tout, il y en avait de très nombreuses, des personnes seules au sein de la capitale. L’intérêt de cette question échappait à la jeune fille qui se contentait de mélanger les saveurs sous le regard ulcéré du maitre des lieux. De temps en temps, elle relevait les yeux vers la flic comme pour s’assurer qu’elle ne faisait rien de déplacé, pour surveiller ses arrières en observant la vie à travers la fenêtre. Si une seule présence l’inquiétait, alors la jeune fille trouverait le moyen de s’évaporer aussi vite que si elle avait été faite de fumée. Pour l’instant, rien à signaler, Madda continuait de parler de choses et d’autres pendant que son invitée l’écoutait à peine. La femme parlait de sa fille, qui elle aussi s’appelait Lysandre. Aussi fut elle plus attentive par la suite, alors que quelque chose en elle réclamait qu’elle soit soucieuse de ce qui se disait… Quelque part, dans un halo de souvenirs, une chose éclata. Un détail… le prénom de sa mère alors que la flic continuait de raconter ce qui était arrivée à sa famille. Maddalena.

Lysandre cessa de manger et reposa immédiatement le morceau de hot-dog qu’elle avait encore dans la main. Elle parlait d’un homme et de son enfant, partis… Mais partis, dans quel sens ? Ceci faisait trop écho à sa propre histoire, les coïncidences étaient si importantes ! Ne serait-ce que les prénoms des deux protagonistes… Lysandre, et Madda. Probablement Maddalena. Saisit de fébrilité, la jeune fille n’émit ni son ni geste alors qu’elle dardait un regard paumé vers la brune en face d’elle, qui perdue dans ses pensées ne pu observer cette émotion dans les yeux de la rousse. Et lorsque la photo lui fut tendue, Lysandre l’observa en silence, laissant un flot d’émotion intense la bouleverser. C’était son visage sur la photo. Un visage radieux aux milles tâches de rousseurs. C’était la femme aussi. Et c’était surtout son père. Ce visage qu’elle s’était échinée à ne pas oublier, sans succès véritable. Et il était là, sous ses yeux qui laissaient déjà des larmes couler sur ses joues. Et malgré sa gorge serrée, un son fut émis dans un simple souffle.

Papa …

Son père… celui qu’elle avait tant aimé, tant pleuré. Qui s’était battu pour elle. Contrairement à sa mère. Qui vraisemblablement se trouvait devant elle. L’immense colère qui venait à l’assaillir était incontrôlable. Lysandre qui pourtant maîtrisait ses émotions au point de les avoir vu s’effacer au fil des années chez les Sionistes avait la très forte impression qu’un barrage prodigieux venait de se laisser ensevelir par les eaux. Et alors que la femme prononçait encore une fois son prénom, elle explosa. Le visage déformé par la rage, elle se dressa sur ses jambes malgré celle qui lui faisait mal, et d’un seul geste envoya une volée de vaisselle à terre.

Tu mens !! Maddalena tu es une menteuse ! UNE MENTEUSE !

Son crâne bourdonnait. Une nuée sombre s’emparait de ses pensées, elle semblait incapable de contrôler le flux de ses réflexions ou de se maîtriser. Ça brulait sous sa peau, sa vision se rétrécissait. Elle voulait frapper, faire mal… autant qu’elle avait espéré, autant qu’elle avait été éprouvée de cet abandon. Autant qu’elle avait été brisée, encore et encore, inlassablement. Mais elle résista à cette emprise terrible qui lançait des fourmis dans ses mains et injectait une haine terrible en son cœur, pourtant impatiente à l’idée d’estampiller le visage de sa propre mère. Pouvait-on seulement la considérer comme telle…

Tu n’as rien perdu, tu as laissé partir. Mon père est mort, et toi… toi tu n’as jamais cherché à me retrouver. JAMAIS ! C’était toi… mon héros et tu m’as abandonné. A pire que la Mort… pire que ça. JE TE HAIS ! TU N’EST PAS MA MÈRE.

Et sans un mot de plus, malgré une rage plus intense de seconde en seconde, Lysandre attrapa son sac et fila comme une flèche vers la sortie pour cavaler aussi loin que possible de cette présence immonde qui lui rappelait que sa vie avait été piétiné parce que sa mère n’était jamais venue lui porter secours.

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The disobedience that holds us together
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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Sam 13 Jan - 14:16


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ft. Lysandre & Maddalena۰
Until it disappeared again

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L'attente était douloureuse. Le souffle en suspend, la femme comptait les pulsations fébriles de son myocarde. Quelque chose menaçait de céder entre ses côtes. Elle avait envie de beugler toute la souffrance qu'elle avait ingurgité depuis toutes ces années. Elle avait envie de crier le soulagement qui l'enveloppait enfin pour balayer toutes ces heures à tromper le vide. Cependant, Madda ne fit rien de tout cela. Elle contemplait, simplement, ce petit morceau de papier qui lui renvoyait une réalité passée. Était-ce seulement envisageable ? Cette gamine était-elle réellement celle à qui elle songeait ? Là encore, un brin de conscience lui rappela le souvenir de cette macabre découverte. Il lui dessina une énième fois le sang, le silence et le désarroi qu'elle avait retrouvé chez elle ce jour-là. Elle avait tout perdu. Cela ne pouvait en être autrement. Jamais elle n'avait cherché d'autres explications. Le chagrin l'avait bien trop ébranlé pour cela. Et il la ravageait bien trop encore aujourd'hui. L'iode vint noyer sa rétine, tandis qu'elle s'efforçait pourtant de ne pas se raccrocher au néant. Il était difficile de ne pas quémander davantage à l'univers, de ne pas entrevoir enfin le miracle qu'elle espérait en secret. Méritait-elle simplement cette lueur vive dans l'obscurité de ses jours ? Avait-elle suffisamment mordu la poussière pour que la vie ne lui accorde finalement une seconde chance ? Elle voulut y croire, une seconde seulement, avant qu'une tempête ne se déverse sous ses yeux ahuris.

Madda hoqueta. Papa. Elle était donc dans le vrai. Un délicieux sentiment se propagea entre ses synapses pour ravager jusqu'au recoin le plus sinueux de son être. Cependant, le sourire qu'elle aurait dû esquisser ne vint jamais. Devant elle, la gamine implosa comme le ferait un volcan en irruption. La flic se releva alors à son tour, les paumes dévoilées en signe de réédition. Elle jeta un œil affolé autour d'elle, croisant par la même occasion celui de Doug qui, sourcils froncés, semblait l'interroger. Mais la femme ne s'y attarda pas davantage. Elle tenta un geste, à la fois fébrile et hésitant, en direction de la gamine qui s'agitait avec véhémence sous son nez. Lys... Lysandre, qu'elle essaya vainement. Elle avait faillis à son devoir de mère, voilà ce que lui reprochait la gamine. Et sans doute n'avait-elle pas totalement tort. Malgré le corps manquant de sa fille, Madda n'avait pas cherché plus loin. Le carnage ambiant avait suffis à la convaincre de sa mort. Et, elle s'était aussitôt emmurée dans un chagrin assourdissant. Lysandre, je... on m'a dit que tu étais morte et je... L'eau ruissela timidement sur ses joues pâles, tandis qu'elle tendit une main plus encore vers elle. L'étreindre, voilà ce qu'elle désirait.

Mais la gamine se volatilisa, laissant Madda seule avec son avalanche d'émotions et d'interrogations. Le sol se déroba sous ses pas, alors qu'elle voulut la talonner. Doug la réceptionna de justesse, encadrant son petit corps entre ses bras implacables. Il murmura quelques mots qu'elle n'entendit pas. La vision recouverte d'un voile blanchâtre, la flic contempla la silhouette s'évaporer avec hâte parmi la foule. Elle beugla quelque chose qu'elle n'assimila pas dans sa vaine tentative. La douleur lui prenait la totalité de son être. Elle lui anesthésiait l'esprit. Lysandre. Sa fille n'était pas partie. Elle était vivante. Et cette certitude lui était insupportable à cet instant. Comment n'avait-elle pu ne pas le sentir ? Lysandre ! Mais elle s'effondra davantage contre son ami dans quelques sanglots agités. Des années auparavant, son monde s'était effondré. Et, maintenant qu'une brèche s'ouvrait enfin, Madda n'avait toujours pas le droit d'effleurer ne serait-ce qu'un peu de bonheur. Elle n'avait toujours pas le droit de serrer sa petite fille entre ses bras. Laisse-lui du temps. Elle reviendra.
  

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† I look inside myself and see my heart is black. I see my red door and it has been painted black. Maybe then I'll fade away and not have to face the facts. It's not easy facing up when your whole world is black.
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Until it disappeared again feat. Madda

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