LA PURGE
EVENT INDIVIDUELS La guerre est aux portes de Londres, voici venir l’ère de la violence…
Autrement dit : Ca va chier les gars !

L'event démarre aujourd'hui, marquant le début d'une intrigue. Les info sont ici **
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Merci les pains d'épices ! :keur:
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Et si tu as besoin, n'oublie pas que les staffeux sont les meilleurs
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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Lun 27 Nov - 10:42
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Depuis combien de temps se trouvait-elle là ? Elle ne le savait plus. Elle guettait, simplement, comme le ferait un animal sauvage face à sa proie. Ce n'était pas la première fois qu'elle se surprenait à épier les aspirations de la silhouette qu'elle pourchassait jusque dans ses rêves. Cependant, jamais elle ne se risquait à dépasser la limite qu'elle s'efforçait tant bien que mal de respecter. Si Madda pensait ses doutes fondées, elle ne possédait pas assez de preuves pour se jeter ainsi dans la gueule du loup. Alors, elle outrepassait la conduite qu'elle se devait d'avoir. Et, prostrée dans l'ombre, entité invisible, témoin obsessionnelle, elle contemplait les va-et-vient de celle qui animait encore une passion dévorante en son sein. Lèvres pincées, elle se faisait une fois de plus le circuit qu'elle avait emprunté. Avait-elle manqué quelque chose ? Il y avait-il un détail qu'elle n'avait pas relevé ? Non, bien entendu. Quelque part, dissimulé entre sa hantise et sa névrose, un brin de conscience lui répétait qu'elle en faisait probablement trop. Peut-être délirait-elle. Peut-être n'y avait-il rien à redouter de cette biche aux grands yeux effarouchées qu'elle s'obstinait à talonner. Parfois, elle y songeait véritablement. Puis, un hoquet venu de nul part la renvoyait à nouveau au point de départ. Souvent, ce n'était plus le commissaire qui agissait. Souvent, c'était le pâle reflet d'une femme aux aboies. Elle était ridicule. Elle était pitoyable sans doute aussi. Seulement, qu'avait-elle d'autre pour donner un sens à son insignifiante existence ?

Lorsqu'elle jeta un œil autour d'elle, ce fut pour constater que le soleil s'en était allé. Égarée dans un capharnaüm personnel, elle en avait perdu le fil. La grande ville, elle, avait revêtu ses lueurs féeriques. La nuit était belle lorsqu'elle se trouvait illuminée de quelques feux pour la tromper. Pourtant, elle lui provoquait toujours cette appréhension quasi-enfantine. Madda resserra ses bras autour de son buste, comme si cela suffirait à la protéger d'une quelconque catastrophe. Il n'y avait pas d'arme pour la protéger. Il n'y avait pas d'uniforme pour dissuader. Ce soir, elle n'était qu'une femme parmi tant d'autre. A dire vrai, elle espérait encore passer inaperçu. Seulement, quelques visages se fendirent d'un sourire auprès d'elle, quelques mains la saluèrent poliment. Son regard n'était pas étranger. Il inspirait la considération par ce qu'elle symbolisait bêtement aux yeux de tous. Alors elle en soupira plusieurs fois. Vêtue ou non de son austère carcan, personne ne distinguait les contours de l'être qu'elle abritait au-delà de son insigne.

Son myocarde fit une embardée, alors qu'elle détaillait la démarche d'une femme. Son nom devint de la cendre dans sa bouche, tandis qu'elle fit quelques pas en sa direction pour ne pas la manquer davantage. Des ennuis, Madda en aurait probablement. A dire vrai, Yuma - sa partenaire - le lui répétait bien assez. Alors, elle hésita un moment comme si le simple souvenir de cette chevelure blonde suffisait à raisonner les écarts de sa pauvre conscience. Seulement, cela ne dura qu'un bref instant. Déjà, Madda poursuivait son hérétique ascension. Qu'allait-elle faire, néanmoins, une fois que le chemin se ponctuerait par une impasse ? Se risquerait-elle à briser plus encore la distance qu'elle s'obligeait à maintenir ? Ou tournerait-elle les talons jusqu'au lendemain ?

Oh, mais qui vois-je !, qu'elle se surprit à s'entendre prononcer d'un timbre faussement enjoué. Madda voulut faire demi-tour, un instant seulement, avant qu'un regard ne réponde enfin au sien.Où allez-vous comme ça à une heure si tardive ? Et elle s'évertua à la suivre, comme le ferait une parfaite aliénée.Vous savez ce n'est pas prudent de se balader seule la nuit. Je peux peut-être vous accompagner ? A moins que vous ne craignez la présence d'un commissaire de police ? Il n'y avait rien de professionnelle dans son attitude, mais elle ne pouvait plus faire demi-tour. Peut-être avez-vous quelque chose à cacher ? Elle en gloussa. Oh oui, je suis certaine que oui. Cela faisait des semaines, des mois qu'elle enquêtait sur cette femme. Et, maintenant qu'elle l'avait véritablement sous la main, Madda ne parvenait plus à réfléchir correctement. Personne n'est dupe, vous savez, Madame St-John. Et certainement pas moi.



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Harpie

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Arrivée à Londres : 12/12/2016 Missives : 538 Points : 3447 Traits empruntés : Deepika Padukone ♥ Petite schizophrénie : Lysandre-victime Pseudonyme : SUPERNʘVɅ Crédits : SWAN BLBLBLBL & Tumblr Je suis né(e) le : 24 octobre 1974 et j'ai donc : 43 petites années J'appartiens aux : hordes des Harpies, bien que je sois une solitaire Actuellement, je suis : porteuse d'une bague, symbole d'une autre sorte d'alliance et je travaille comme : femme du monde, secrètement à la tête d'une lourde organisation de contrebande je suis de la caste : des MasterCard Black j'offre mon allégeance : à moi même, pas à mon espèce et mes valeurs sont que : si chaque chose à sa place, les humains ne sont pas à la leur.

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Lun 27 Nov - 18:39
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La nuit tombait déjà sur Londres et du haut de sa tour d'ivoire, l'Indienne observait les jeux de lumière et les éclats du soleil faire flamber ses couleurs contre les miroirs des buildings qui l'entouraient. C'était étrange comme loin de sa partie d'origine et de ses paysages, ces simples explosions de couleurs pouvaient réchauffer son cœur expatrié. Elles étaient aussi vives que celles qui étaient jetées dans les airs lors de cette belle journée de Holi, comme celles qui ornaient chaque parcelles d'un temple ou d'une riche décoration typique. Alors Zohra ne se lassait jamais de ce spectacle. Le couché du soleil était aussi en général, le signal de départ d'une autre activité. Cela remuait à l'étage du dessous, et l'impatience de son Oupyr de "mari" se laissant distinguer par les coups de téléphone qu'il semblait déjà passer à droite et à gauche. Zohra elle, resta contemplative encore un instant. Puis le froid la chahuta bien trop pour qu'elle ne reste immobile et elle se réfugia bien vite dans l'antre végétal de son jardin d'hiver. La soirée serait plutôt calme de son côté. La Harpie avait œuvré toute la journée, se consacrant exclusivement à ses affaires. La contrebande se portait bien. Très bien même ... Et cette nuit, alors que le Oupyr s'en irait joyeusement ouvrir les portes de son établissement et blanchir en masse l'argent qu'elle lui procurait, Zohra honorerait un rendez-vous des plus attendu. Le trafic d’Être-humains, c'était relativement nouveau... mais bon sang ce que cela rapportait ! Autant d'argent, que d’excitation personnelle, d'ailleurs. C'était là le plus merveilleux.

Une fois le point quotidien fait entre les deux époux, chacun prit un chemin différent. Celui de Zohra la mena directement en plein cœur de La City. C'était dans le coin qu'elle devait assister à la première vente vivante d'humains. Un succès en prévision, étant donné l'hystérie que cette vente privée avait déclenché parmi ses pairs. Tout semblait se dérouler à la perfection, l'organisation avait été bouclé par deux de ses plus talentueux exécutants. Quand aux "produits", cela avait nécessité plus de tactique et de pot de vin qu'elle ne se serait douté mais maintenant, il n'y avait plus qu'à écouler les stocks. Mais dès lors qu'elle était sortie de sa voiture et qu'elle s'était mise à arpenter la rue, il lui avait semblé qu'autre chose que sa petite robe noire et son manteau bouffant bleu nuit l'enveloppait désormais. Un regard lourd, une ombre la suivait... toujours la même. Dieu que la présence de cette petite flic au rabais avait pu l'angoisser au départ. Elle était au final, la première figure d’autorité (humaine qui plus est) qui lui avait tourné autour avec soupçons et menaces sur les lèvres. Mais à présent, elle avait quelque chose de... folklorique. Un sourire s'était alors dessiné sur le visage de la Harpie, qui observait dans un reflet de vitrine sa propre image, son allure, son air digne et supérieur... et cherchait un peu derrière elle le visage de cette ombre matérialisée. Et sur ses talons qui grandissaient ses jambes dévoilées, Zohra eut vite fait de ralentir pour inviter indirectement à craquer et la rejoindre ...

Ce qui fut vite le cas. Et l’expression carnassière de la prédatrice ne s'en étira que d'avantage lorsqu'elle se retourna lentement pour cueillir le commissaire De Santis du regard. Elle feignit alors l'étonnement le plus profond.

Brigadière De Santis, quel étonnant hasard ...

L'expression d'une politesse infinie que présentait la Harpie cachait difficilement la malice qui faisait écho dans ses mots. S'appliquant à garder une allure descente pour que la femme ne s'accroche, mais sans s'arrêter pour autant, Zohra la laissa suivre ses pas jusqu'à la talonner. Elle lui courrait littéralement après, ce qui ne manqua pas de faire ricaner la Harpie, qui intérieurement sentait déjà les pires instincts se rependre dans son esprit chaotique. La nuit serait longue... la nuit serait belle. Et à son déclin aurait éclot une fleur trouble dans le sein de Maddalena De Santis. La Harpie écouta gracieusement les palabres de la flic, avant de prendre un air bouleversé et choqué qui lui allait comme un gant. Elle s'arrêta, figée sur ses talons avant de planter un regard inquiet dans celui de Maddalena.

S'il vous plait Miss... Commissaire. Ne vous exclamez pas si fort ne vous en pris ! J'aimerais que cette affaire reste dans les limbes...

Elle lui fit un signe de silence, l'index contre ses lèvres avant d'observer autour d'elle à la manière de ceux qui craignent d'être vu ou entendu. Puis elle approcha ses mêmes lèvres de l'oreille de la policière, la proximité assurant qu'elle entende ses murmures suaves malgré le brouhaha de la foule.

Si vous savez tout alors... je n'ai plus rien à avouer.  Mais ne ne savait pas qu'à Londres une femme adultère pouvait être considérée comme une criminelle par les services de votre département. A croire que j'ai quitté l'Inde pour rien.

Les deux fossettes sur ses joues se creusèrent avec malice, et elle regagna une expression moins "coupable" avant de reprendre sa route. Elle ondulait parmi la foule d'humain qui ne cessait d'être plus compact. Puis elle bifurqua à droite, deux fois... Avant de s'arrêter devant une porte noire laquée et de se retourner pour voir si la femme suivait encore. En retrouvant son visage, Zohra se mordilla la lèvre. La tentation était réellement trop puissante... Mais avant de voir jusqu'où l'une comme l'autre étaient capable de se rendre, Zohra avait besoin d'un verre.

Je devais rejoindre un homme ce soir. Mais votre présence est irrésistible Maddalena... Un interrogatoire entre des murs luxueux et avec un verre à la main me tente diablement !

Et ainsi, Zohra entra dans l'établissement non sans un rire moqueur... espérant que la flic céderait à Dieu sait quelles pensées.



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Moi, quand j’ai plus rien à faire ici, je me retire… Plus une goutte d’eau. Plus un rayon de soleil. Je me dessèche, de la tête aux pieds. Et puis, un jour, la corneille raconte qu’elle a entendu au loin quelqu’un qui recommence à pleurer. Alors là, j’ouvre un œil, je rampe, mangeant la neige, léchant l’eau croupie… et mes ennemis tressaillent, car à me voir boire, ils comprennent que je suis de retour. — .
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Mar 28 Nov - 14:22
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C'était viscéral lorsqu'elle se trouvait non loin d'elle. Il suffisait qu'elle ne pose les yeux sur elle, simplement, pour éprouver ce malaise désarmant. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de graviter autour d'elle. Quelque chose d'obscur, qu'elle n'assimilait pas encore, l'éconduisait toujours vers cette femme. Souvent, elle se rebutait elle-même de céder à cette fulgurante tentation. Souvent, elle se vomissait dans les miroirs pour ne pas parvenir à se détourner d'elle. Que lui restait-elle désormais si ce n'était sa profession ? Rien. Ses proches n'étaient plus. Le peu d'importance qu'elle accordait à son existence n'était plus. Alors, Madda se raccrochait maladroitement aux branches qu'elle rencontrait dans sa chute. Cela n'avait aucun sens. Elle en avait conscience. Mais aucune raison n'était suffisante pour la maintenir à l'écart. Faible, elle l'était sans aucun doute. Cela étant, n'était-ce pas là le propre de l'être humain ? Tant de valeurs et de principes pour si peu de volonté lorsque la fascination s'offrait en pâture. Longtemps, elle avait cru que son statut l'arrachait à cette stupide supercherie. Seulement, maintenant qu'elle se retrouvait seule, elle n'était plus qu'une proie facile face à toutes ces névroses pathétiques.

Le timbre se fit suave dans l'air et vint tout annihiler. Madda en occulta le reste. Les voix dans le lointain, le ronronnement intempestif des véhicules, elle n'entendait plus aucun éclat. Il n'y avait qu'elle et le danger qu'elle dégageait derrière ses grands yeux de biche effarouchée. Quelque chose de profondément entêtant émanait d'elle. Et, chaque fois que Madda pensait mettre le doigt sur ce qui lui provoquait cette émotion, un événement venait systématiquement balayer la moindre de ses certitudes. Qui était-elle ? Quelle chose abritait-elle en son sein ? Parce que cette femme ne pouvait être qu'une créature. Du moins, là était son unique conviction. Cela expliquerait pour quelles raisons elle n'ait toujours pas mis officiellement la main sur ses agissements. Imitant les gestes soigneusement écrits de son interlocutrice, Madda balaya à son tour les alentours d'un œil averti. Tout ceci n'était qu'une pathétique mascarade. Pourtant, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de boire ses mensonges. Vous êtes... Mais les mots s'engluèrent dans le creux de sa gorge. La proximité nouvellement imposée lui sciait l'estomac. Et elle se mordit l'intérieur de la joue comme pour se fustiger de ne pas parvenir à s'en défaire. Mais l'attraction - peu importe sa nature - était bien trop prenante.Vous êtes une piètre menteuse..., parvint-elle néanmoins à souffler.

Madda hésita un instant. Il lui fallut quelques secondes, quelques minutes peut-être, avant que l'emprise de la jeune femme ne s'estompe. Elle en secoua sa petite tête, visiblement étourdie, puis fronça les sourcils. Il y avait-il un quelconque enchantement là-dedans ? Pourtant, Madda ne s'en trouvait pas enchantée. Elle passa une main fébrile dans sa longue chevelure, constatant alors l'humidité de son front. Une grande inspiration pour oxygéner la totalité de ses cellules, et elle talonna la jeune femme une fois de plus. Il était évident que tout ceci n'était désormais plus qu'un jeu. Qui était le chat, qui se trouvait être la souris ? Madda n'était plus certaine de le savoir. Alors, lorsqu'elles se retrouvèrent face à une porte, la commissaire marqua une courte pause. Où était le piège ? Mais le sous-entendu - à supposé qu'il y en ait véritablement un - anima un frémissement pernicieux le long de son échine. Elle observa un court instant la dite porte qui les séparait d'un lieu qu'elle ne connaissait pas personnellement, puis arqua un sourcil. Si c'est un piège... ne croyez pas que je sois venue sans assurance, Madame St-John. Piètre menace.

Madda entra à sa suite dans l'établissement. Un regard autour d'elle lui donna rapidement le thème de la soirée. Elle roula des yeux, avant de venir prendre place autour d'une table. Longuement, la jeune femme toisa celle qui lui faisait face, puis soupira, faussement lasse. A quoi rime tout ceci ? L'ambiance guindée du bar avait quelque chose de profondément séducteur. Ajouté à cela le type plus loin qui jouait une mélodie enivrante, on aurait presque pu croire à un rencard. Madda secoua sa petite tête brune. Cela doit vous amuser n'est-ce pas ? Elle se pencha légèrement au dessus de la table pour mieux murmurer d'un ton menaçant. Qu'importe toute cette petite mascarade, je finirais par vous faire tomber, Zohra. Ce n'est qu'une question de temps.



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Sam 2 Déc - 13:42
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Malgré ses doutes et ses incertitudes, Maddalena l'avait suivit sur le trottoirs. Ses pas s'étaient sans peine calqués sur les siens non sans une certaine frénésie, poussé par la curiosité des plus maladives. La pire dans son cas... celle qui nous interdit de faire preuve de méfiance ou de réflexion... d'être raisonnable. Ce qui poussait Madda devenait dévorant, Zohra le sentait sur sa peau brulée par le simple regard de cette humaine qui n'arrivait jamais à décliner son attention. C'était d'ailleurs une drôle de sensation, que de sentir très clairement ce regard collé à sa silhouette, d'en sentir les dérives et les aspirations... Le contrôle que perdait parfois Madda était un véritable délice. Et la haine des humains qui gorgeait le cœur de Zohra ne pouvait que se sentir vibrer à l'idée de ce qui pourrait arriver à cette femme en la compagnie de la Harpie dissimulée sous le masque d'une innocence contrôlée. Un vertueux visage, qu'elle n'hésitait pas à faire craqueler lorsqu'il fallait rendre l'esprit de Maddalena plus fou, moins résonner... plus avide encore. Alors en entrant dans le bar Lounge à l'ambiance lourdement boisée et tamisée, Zohra n'hésita pas à adresser un regard rapace à la flic alors que déjà, son manteau glissait contre son échine pour dévoiler cette robe noir, dos nu et courbes moulées, au regard de la femme qui la suivait sans cesse. Un serveur prit soin de réceptionner son manteau, puis la Harpie n'attendit pas pour trouver une table un peu à l'écart de la scène et des regards. Car ni les menaces ni les regards de Maddalena ne l'avaient encore effrayés.

Alors, et tandis que la femme la toisait en cherchant à se rendre à l'aise dans ce nouveau cadre, Zohra ne lâcha pas son petit sourire pernicieux, cherchant dans son sac le porte-cigarette qu'elle utilisait pourtant très rarement. Fumer n'était pas dans ses habitudes, mais c'était là un accessoire idéal pour appuyer le rôle dans lequel elle se glissait volontiers pour jouer avec Maddalena. Lentement, elle porta l'objet au bord de ses lèvres pour souffler la fumée au moment même ou la flic se penchait vers elle par dessus la table. Les yeux perçant sous ses paupières mi-closes, la Harpie l'observa en posant son coude sur la table, dans un geste d'une décontraction totale.

Qui sait, c'est sur vous que je pourrai tomber un jour. C'est peut-être ce que vous recherchez... Commissaire De Santis.

Le double-sens de la phrase n'était que plus relevé par les S du nom de Maddalena, qui avait sifflés sur la langue de Zohra comme sur celle d'un serpent. Celui de la tentation, sans aucun doute. Mais le regard de l'Indienne était encore plus parlant, il luisait sous la lumière séductrice du bar haut de gamme.

Le temps... il est heureusement à votre avantage ce soir. Alors, maintenant que vous m'avez toute à vous, qu'allez-vous faire de moi et de ces instants de tête à tête ?

D'un geste, elle héla la présence d'un serveur en smoking, plateau sous le bras. Celui-ci dévia immédiatement pour venir à son chevet.

Je prendrai un Balalaïka et pour ma chère compagne de ce soir ... un Bombardino.

Le choix n'était pas anodin. Il trahissait les origines Italiennes que Zohra attribuait à Maddalena, mais c'était aussi un autre signe inavoué quant à la manière dont la boisson frappe lors de la dégustation. A savoir qui frapperait la première, cela ne saurait trop tarder. Ainsi le jeu pouvait suivre son cours, et lorsque le serveur les laissa seules, la Harpie n'hésita pas à garder le silence en reposant le dos contre le dossier de sa chaise, mais sans jamais se départir de son sourire carnassier et de ce regard toujours accroché à celui de Maddalena.



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Ven 22 Déc - 15:45
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Ce qu'elle fichait là, Madda ne le savait plus. Son éternel manque de jugeote l'avait, une fois de plus, poussé à se jeter corps et âme dans la gueule béante du loup. Elle eut envie d'en rire, quelques secondes seulement, avant que ses prunelles brûlantes ne croisent à nouveau celles de son interlocutrice. Que pourrait-elle bien en tirer finalement ? Rien, elle le savait. Et, si une petite voix néfaste lui répétait de ne pas s'attarder plus encore, son corps, lui, ne cédait pas à l'attraction terrible qui le faisait ondoyer chaque fois que cette jeune femme se trouvait non loin d'elle. C'était malgré elle, à n'en point douter. C'était impalpable. Et, Madda s'y noyait délibérément, comme le ferait un être à la dérive. Souvent, sa coéquipière la mettait en garde, du moins, s'y essayait. Mais, la commissaire n'avait que faire des avis qui convergeaient autour d'elle. Elle n'écoutait rien. Elle n'écoutait personne. Seulement ce pétillement indistinct qui éclatait en chœur dans son abdomen de femme seule et paumée. Parfois, Madda se l'admettait: elle n'était qu'une particule de néant dans ce vaste océan qu'elle s'efforçait d'habiter. Et, la manière dont elle agissait présentement ne faisait que confirmer cela: elle n'était qu'une malheureuse mendiante, en quête d'une sensation, d'une émotion vive qui peuplerait cette longue et sempiternelle solitude.

La nausée lui monta aux lippes. Le double-sens du pincement grimpa tout au long de son échine pour se lover entre ses os. Déposant une main contre son abdomen souffreteux, Madda esquissa l'ombre d'une grimace répugnée. Pourtant, son visage s'empourpra du masque si pathétiquement célèbre des coupables. Fuir, elle l'aurait souhaité; maintenant plus que jamais. Seulement, il y avait cette effervescence mortifère et déplacée. Il y avait ce nœud perfide et amer qui se resserrait lentement autour de sa gorge pâle. C'était un poison voluptueux qui, finalement, lui faisait occulter les raisons de toute cette petite mascarade.

Ravalez donc votre langue de vipère, Zohra St-John. Piètre défense pour un membre de l'ordre. Seulement, devant elle, Madda n'était plus qu'une pathétique humaine. Et elle attendait le coup de grâce qui viendrait faucher son heure. Parce que la tache d'encre se trouvait là, dans cette attente latente qu'elle n'assimilait pas véritablement, qu'elle ne désirait pas appréhender également. Alors la jeune femme croisa les bras sur sa poitrine, espérant trouver là-dedans une attitude plus tranquille. Ridicule,
elle l'était pour sûr, affligeante davantage encore. S'adossant contre le dossier du siège qui l'accueillait, Madda s'assimilait à une adolescente boudeuse qui ne saurait obtenir ce qu'elle désire. Et elle grommela entre ses lèvres pincées pour ajouter un brin d'immaturité à son attitude.Commencez donc par me dire quelque chose d'utile, qu'elle soupira bruyamment. De toute évidence, la patience n'était pas son point fort. Il ne l'avait jamais été. C'était maintenant, sur-le-champ, et non pas autrement. Souvent, cela lui portait préjudice. Et pour preuve, voilà qu'elle se trouvait dans une structure qui ne lui ressemblait pas, en compagnie d'une femme qu'elle exécrait du plus profond de son être.

Un long moment, Madda n'ouvrit plus la bouche. Elle balaya simplement les alentours d'un regard à la fois troublé et critique. Elle se trouvait si loin de toute cette belle populace qui s'octroyait quelques plaisirs en jetant une pauvre liasse au hasard des rencontres. Et, cela lui déroba un rictus acerbe.Je suppose que la traite doit vous ouvrir quelques jolies portes. Ses yeux vinrent accrocher les siens une fois de plus, tandis qu'elle inspirait profondément, comme quelqu'un qui prendrait lentement ses aises. Il suffit de vous regarder. De regarder ce décor. Madda gloussa légèrement. Le pouvoir et l'argent pouvaient-ils véritablement pousser les gens au pire ? Elle en avait tellement vue. Pourtant, la jeune femme ne parvenait toujours pas à s'en faire une raison. D'un geste grimaçant, elle repoussa le godet qu'on venait de déposer sous ses yeux. Vous perdez votre temps. Madda se redressa et, se penchant légèrement au dessus de la table, toisa plus encore la jeune femme devant elle. Savez-vous ce que l'on fait des femmes comme vous en prison ? Elle en hoqueta de plaisir. Cela m'attristerait de voir ce si joli visage dénaturé... La menace se trouvait bien présente malgré le détachement dont elle faisait preuve. Elle papillonna des cils, un instant seulement, puis se renfrogna une seconde fois dans le fond du sofa. Votre coopération vous éviterait bien des peines, vous savez. Peut-être même que je me montrerai... plus clémente. A moins que vous ne préfériez vous faire malmener ? Oh... Elle prit alors les traits d'une illuminée. Oh, mais oui, je suis certaine que oui. Ce qu'elle sous-entendait n'avait pas réellement de sens. Et, elle sentait déjà le vice lui brûler la gorge. Zohra faisait naître en elle quelques sursauts impétueux dont elle refusait délibérément la nature. C'était comme ces soirées solitaires où elle se dessinait des réalités artificielles. Et cela lui prenait le crâne, lui ravageait l'abdomen. Cela lui broyait les reins et entachaient toutes ces belles images qui s'amoncelaient derrière ses paupières closes. Zohra dénaturait tout. Elle modelait la beauté dans le moule perfide d'une silhouette tentatrice mais dévastatrice. J'aurai dû y songer plus tôt, bien évidemment. Et elle dodelina de la tête comme une pauvre folle, prenant finalement le verre qui périssait sous son nez pour en boire une gorgée.



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Harpie

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Arrivée à Londres : 12/12/2016 Missives : 538 Points : 3447 Traits empruntés : Deepika Padukone ♥ Petite schizophrénie : Lysandre-victime Pseudonyme : SUPERNʘVɅ Crédits : SWAN BLBLBLBL & Tumblr Je suis né(e) le : 24 octobre 1974 et j'ai donc : 43 petites années J'appartiens aux : hordes des Harpies, bien que je sois une solitaire Actuellement, je suis : porteuse d'une bague, symbole d'une autre sorte d'alliance et je travaille comme : femme du monde, secrètement à la tête d'une lourde organisation de contrebande je suis de la caste : des MasterCard Black j'offre mon allégeance : à moi même, pas à mon espèce et mes valeurs sont que : si chaque chose à sa place, les humains ne sont pas à la leur.

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Ven 22 Déc - 20:56
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La langue de vipère n’avait rien à déclarer, est ce que cette flic restait volontairement dans le déni ? C’était probable. En vérité l’humaine avait l’air de ces gens capable de tourner autour du pot, à se mentir à eux même tant qu’au final, ils n’arrêtaient pas de se priver de ce dont ils avaient irrémédiablement envie. Incapable de se résoudre à tourner les talents devant l’objet de leur désir, ils se mentaient à eux même et cherchaient même des excuses aveugles pour approcher plus encore le feu qui les attirait. Voila à quoi elle ressemblait, cette pathétique chose qui dénotait avec son environnement actuel. Prédécoupée dans un milieu très différent du sien, elle ne manquait pas de faire tâche auprès de cette compagne d’infortune qui mimait l’élégance et la gracieuse concupiscente qu’elle voulait offrir à Maddalena. Alors elle se faisait suave jusqu’à accueillir son cocktail avec une grâce suave qui n’était pas la sienne, mais qu’elle empruntait si bien à ces femmes qui les abordaient naturellement. A nouveau, elle inspira les vapeurs de nicotine à travers la finesse du porte-cigarette, laissant la fumée trainer dans l’atmosphère déjà rendu nébuleuse par les éclairages. Puis elle écouta d’une oreille parfaitement distraite les propos de l’humaine. Si seulement cette dernière pouvait voir clair à travers les ombres et les miroirs tendus. Percevoir les mensonges, les masques et les dérobades. Elle était flic, son métier lui inspirait bien quelques perceptions troubles au sujet de la Harpie. Mais c’était là tellement loin de ce qu’elle pouvait imaginer dans sa petite tête d’humaine rétrograde. Tellement loin de ce qu’elle pouvait encaisser. Et de manière lointaine, au creux de son âme, Zohra jubilait déjà des promesses de cette soirée où elle pourrait éclabousser ce regard étriqué de la réalité abjecte qu’elle lui choisirait.

Les menaces passèrent sur elle comme de l’eau sur son plumage, mais du coin de l’œil, Zohra entreprit de la fixer avec un sourire carnassier. C’était elle, qui savait menacer le mieux d’une simple expression… enveloppée dans un silence lourd de sous-entendu. Et lorsque l’humaine eut terminée son monologue, Zohra tourna la tête avec un peu plus d’attention envers son invitée qui paraissait presque démente. Elle conversait, récidivait, se convainquait… C’était drôle de l’écouter. Mais maintenant, elle allait interagir. Et sans même prendre le temps d’entrer dans les délires de la femme, Zohra posa son porte-cigarette à même la table pour changer de siège et venir se loger dans celui qui jouxtait celui de Maddalena. Elle ne pencha vers elle, lentement, venant créer une bulle presque intime en posant sa main à l’extrémité de l’assise de ce siège qu’occupait Madda, réduisant drastiquement la distance mais permettant à leurs corps de se frôler, à leurs regards de ne jamais se rompre. Puis elle desserra les dents pour émettre un petit rire, et parler dans le même air que celui de l’humaine.

Il y a des jeux auxquels il ne faut pas se permettre de jouer, Maddalena De Santis.

Avec encore plus de lenteur, Zohra se pencha toujours plus, de sorte à laisser ses lèvres frôler le lobe d’une oreille droite frémissante, joue contre joue, se mouvant ensuite pour soupirer dans sa nuque. Un souffle chaud dans lequel se découpa des mots pourtant glaçants.

Le traqueur ne sait rien sur sa proie, mais la proie elle, sait… Elle sait pour l’Italie, pour l’enfant et l’époux. Elle sait pour la solitude et la perdition. Le sentiment de perte et l’errance pernicieuse qui pousse à ne jamais s’arrêter de fureter. Pour toujours avoir l’esprit occupé c’est cela ? Et ne pas penser au deuil, Madda.

La Harpie n’avait eu aucun mal à chercher et à trouver. Contrairement à Maddalena, l’Indienne avait intérêt à effacer la moindre de ses traces, c’était pour cette raison simple que l’inspecteur ne trouvait rien à se mettre sous la dent à son sujet, à part quelques miettes et suspicions frustrantes. Mais pour une créature comme Zohra, et son réseau de plus en plus large… ce genre de secrets n’en étaient plus. Alors elle sembla soupirer, avant de revenir fixer Maddalena d’un air faussement tendre, teinté de fourberie, ses lèvres à quelques centimètres des siennes.

La question ce soir, c’est de savoir qui contrôle le jeu. Avez-vous une idée plus claire sur le sujet à présent ?




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Moi, quand j’ai plus rien à faire ici, je me retire… Plus une goutte d’eau. Plus un rayon de soleil. Je me dessèche, de la tête aux pieds. Et puis, un jour, la corneille raconte qu’elle a entendu au loin quelqu’un qui recommence à pleurer. Alors là, j’ouvre un œil, je rampe, mangeant la neige, léchant l’eau croupie… et mes ennemis tressaillent, car à me voir boire, ils comprennent que je suis de retour. — .
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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Sam 23 Déc - 13:23
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Avait-elle seulement conscience du danger ? Voyait-elle les signes qui, autour d'elle, menaçaient de fondre sur sa petite caboche ? Bien sûr que non. Elle s'accrochait désespérément à cette toile licencieuse qui lui collait toujours plus à l'épiderme. Mais le but n'était-il pas la laideur qu'elle se plaisait à convoiter dans ses rêveries les plus folles ? Elle jouait les justicières, brandissait plus haut encore ce drapeau parsemé d'hémoglobine, pour mieux s'immerger dans des eaux sales. C'était l'excuse, la justification délirante qui l'aidait à balayer tous remords. C'était facile. Mais cela suffisait à faire taire les petites voix suraiguës qui braillaient les trémolos de sa pauvre conscience. Madda occultait le bien. Elle accueillait la laideur en prétextant sa profession. Mais la vérité était bien plus obscure que cela. Et elle se mentait au monde qui l'entourait. Elle se mentait à elle-même. Elle se claquemurait dans une réalité qui n'était finalement qu'un bel artifice. Elle en décorait les contours, esquissait quelques traits au hasard pour masquer cette perfidie évidente. Elle n'était pas meilleure que cette femme qu'elle s'obstinait à acculer. Seulement, si Zohra acceptait l'ombre dans laquelle elle se complaisait, Madda, elle, niait bêtement le voile qui la recouvrait. Sans doute était-ce ces quelques principes stupides auxquels elle tenait. Ou peut-être était-ce le souvenir fugace de ces instants lumineux qui persistait à vivre au travers d'elle. Seulement la lumière se ternissait. Et Madda se laissait happer sans résistance.

Madda se tendit lorsque la brune vint à son encontre. Pourtant, elle ne chercha pas à s'en défaire. Elle inspira les effluves entêtantes de la jeune femme, non sans se retrouver étourdie, endolorie. Elle détourna les yeux, un bref instant seulement, où elle s'empourpra comme l'aurait fait une adolescente écervelée. Et elle se renfrogna davantage encore. La tension lui était insupportable, la proximité, elle, douloureuse. Comme un venin, un virus mortifère, elle le sentait se déployer à travers chacune de ses alvéoles. Et il se diffusait sans conteste, à travers chacune de ses inspirations. La bile lui monta aux lèvres un instant. C'était l'ultime appel de ses songes qui, eux, disparaissaient inexorablement. Alors que ses prunelles déjà sombres devinrent plus noires encore, Madda vint épouser celles de son interlocutrice. Son air s'épaississait à mesure qu'elle se perdait en elle. Elle suffoquait, sans pour autant sourciller. Elle acceptait simplement ce fardeau déliquescent qui l'attirait vers quelques abysses délicieux. Il était tellement plus confortable, finalement, de s'abandonner aux ténèbres. Et la chute se trouvait langoureuse et voluptueuse. Comment aurait-elle pu s'en échapper, maintenant qu'elle se retrouvait vouer à l'errance solitaire ?

La gâterie fut suave contre son corps rigide. Madda en papillonna des cils pour chasser les quelques flocons éparses qui maculaient sa vision. Ses ongles cramponnèrent le revêtement du fauteuil dans lequel elle s'enfonçait. Que faisait-elle là déjà ? La commissaire l'avait oublié. Elle n'était plus qu'une petite particule de tensions qui s'enserrait toujours plus sur elle-même. Et elle se haïssait pour cela. Elle se haïssait pour ne pas parvenir à se dépêtre de cette étreinte méphistophélique. La menace gronda à son oreille, comme l'aurait fait une caresse arbitraire. Il lui fallut quelques minutes, malgré tout, pour éprouver un sursaut de révolte. La jeune femme se tendit sur son assise, se penchant à son tour pour cramponner discrètement la crinière brune. Vous ne savez rien, siffla-t-elle entre ses dents. Elle eut envie de planter ses ongles, ses crocs dans sa gorge. Elle eut envie de dépecer la peau halée pour observer les organes se disloquer les uns après les autres. Sa poigne trembla; la colère venant se mêler aux émotions perdues qui la submergeaient inéluctablement. Qu'était-ce donc cette sorcellerie ? Il y avait-il seulement une explication plausible à ce travestissement fallacieux qui en dissimulait beaucoup ?

Son expiration se fit plus lourde dans sa cage-thoracique de femme. Et,
si l'expression au cœur de ses iris noires se voulut menaçante, le reste de son corps, lui, exprimait une toute autre ambiguïté. Cette femme était une plaie, un venin insidieux qui ne trouvait de repos qu'entre les côtes d'autrui. Elle relâcha sa prise lorsqu'elle remarqua l’œil sceptique du garçon de café non loin d'elles. Le but n'étant pas de provoquer une esclandre, Madda secoua alors sa petite tête déconfite. Je ne suis pas à votre botte, tenta-t-elle néanmoins. Pourtant, quelque chose lui intimait secrètement le contraire. Et, ce danger-là possédait une facette que Madda appréciait sans réellement se l'admettre. Il était, là encore, tellement plus aisé de ne pas voir l'inévitable. Inspirant profondément l'oxygène qui lui faisait défaut, la jeune femme s'efforça de regarder autour d'elle, comme pour se dérober un instant à cette bulle lascive. Un feu grégeois se répandait dans la totalité de son être sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Son poux détonnait partout à la fois sous sa pauvre carcasse; dans sa boîte crânienne, sous sa poitrine de femme, dans un creux plus déliquescent encore. Vous ne gagnerez pas cette guerre, Zohra, murmura-t-elle dans un souffle quasi-extatique. Elle était faible. Et elle courbait l'échine malgré elle. Elle s'inclinait, délibérément, comme le ferait un pantin discipliné. C'en était pathétique. Maddalena se débattait, en apparence, dans une vaine tentative. Mais qui espérait-elle convaincre dans le fond ? Vous êtes une pourriture, qu'elle lui cracha au visage. Et elle but une longue gorgée de son breuvage, avide et dépendante d'une toute autre sensation à éprouver. Le liquide ravagea son être, embrasa un feu plus pernicieux encore. Qui êtes-vous ?, demanda-t-elle alors avec un certain dédain, vous êtes... quoi ? Elle était trop proche encore, bien trop pour qu'elle ne puisse réfléchir correctement. Sa tête était ivre d'une drogue impalpable. Et elle décimait tout en elle. Je vous... exècre. Mais là encore, cette soit disant véracité se trouvait mouchetée d'incertitude.
 


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Mer 27 Déc - 21:06
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Le jeu devenait de plus en plus explicite alors que cette fois, Zohra laissait les règles s’instaurer. Non sans maîtriser pleinement les plus importantes. Elle menait ce jeu, bien sûr, car jamais la Harpie ne se permettait de lancer des dés qu’elle n’avait pas truqué. Ce n’était pas un bluffe inutile, ce n’était pas simplement de la duperie ou une indicible envie de briller à n’importe quel prix. C’était avant tout une manière de survivre. Et elle sentait que son contrôle s’affermissait de seconde en seconde, sans que Maddalena ne puisse en briser un simple maillon qui pourrait troubler l’équilibre de son adversaire. L’indienne emmêla son souffle au sien, encore un peu avant que la poigne de fer ne tire sur sa tignasse jusqu’à laisser un rire mêlé de soupir. Si justement, elle en savait beaucoup et cette réaction la laissait avec un sourire aux lèvres et le regard sournois. Stupide humaine. Même pas capable de rugir devant cette horrible intrusion dans sa vie privée. Zohra venait de lui jeter une réalité immonde au visage. Le massacre de sa famille entre autres, et l’inspecteur semblait bien trop envoutée par la Harpie pour prendre la peine de s’immoler dans la colère. Alors quand l’humain s’arracha à peine à son contact, lâchant juste ses cheveux par peur du regard des autres, Zohra elle, ne bougea pas d’un pouce. Elle toisait Maddalena d’un regard électrique où se lisait sans peine sa primauté, cette altière certitude que la femme était perdue entre ses mains désormais… et qu’il suffirait de la froisser aussi facilement que du papier pour la détruire irrémédiablement. La bête avait grande envie de bondir sur sa proie, c’était imprégné dans l’attitude de Zohra, qui d’une main distraite attrapait son propre verre pour s’en rassasier d’une gorgée. Même pas savourée, trop occupée à ne jamais lâcher Maddalena d’un regard de démon prêt à voracement s’emparer d’une âme éplorée. Aussi lui glissa-t’elle la voix tremblante d’une chaleur néfaste, mimant une extase éperdue au creux de son oreille.

Mais je l’ai déjà gagné, cette guerre.

Elle en était intimement persuadée, il n’y avait qu’à voir les émotions passer contre Maddalena. Quelle femme supporterait les paroles insidieuses de l’Indienne sans presque se débattre ? Tout dans son comportement hurlait le contraire de ses paroles. Se rendait-elle compte de cela ? Lascivement, la Harpie s’étira contre l’humaine à ses chevilles, sans perdre son sourire en coin et ses yeux noirs perfides. La perdition qui s’offrait à Madda, cette dernière semblait l’accueillir à bras ouvert en repartant dans ses délires. Ses phrases courtes qui étoffaient sa folie. La fièvre s’emparait à nouveau d’elle tandis que Zohra gardait le silence… pire outrage qui soit. Puis elle reposa son verre à l’instar de Madda, tout en venant délicatement frotter son visage dans la nuque et les cheveux de l’inspecteur, comme le ferait un félin. Celui-là en revanche, n’avait rien d’une créature apprivoisée. Et la haine qui gonflait toujours à travers la satisfaction de Zohra ne pouvait étouffer cette fougueuse envie de la détruire plus encore.

C’est étonnant comme vos paroles sonnent faux, Maddalena.

Puis après quelques secondes, elle attrapa son menton entre ses doigts pour tourner sa tête vers elle et forcer son regard.

J’ai envie de vous faire un cadeau… De vous dévoiler quelque chose, puisque vous êtes tellement perspicace. De toute manière, vous finiriez par tout découvrir, n’est-ce pas ?

La Harpie émit un rire de petite fille sur le point de gagner la partie, alors que son visage se laissait petit à petit ronger par une expression plus gracile et pourtant si puissante : la haine. Ce besoin de déclin. Celui de l’humaine. La moquerie n’était même plus masquée, l’impatience devenait palpable. Une main passa contre le buste de l’inspecteur alors que l’Indienne ressentait les battements d’oiseaux de ce cœur sous haute tension. Ce n’était pas des tambourinements de peur… mais bientôt cela le serait.

Si je vous disais qu’à deux étages en dessous de nos pieds, se déroule une triste vente à laquelle je suis rattachée… Vous voyez, je ne vous invite pas que pour un verre. Mais pour un spectacle grandiose auquel seul les plus riches seulement peuvent participer.





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Sam 13 Jan - 12:40
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La flic balaya l'assemblée d'un œil sceptique. A la recherche d'une sortie, d'une issue si les choses s'envenimaient davantage, elle laissa un souffle transi lui échapper. La situation se dérobait à sa prise. Elle n'était pas la menace, non. Elle n'était que le gibier, que le papillon stupide que l'on attire d'une simple lueur dans l'obscurité. Et elle s'était laissée prendre, à croire qu'elle n'attendait que cela. L'adrénaline lui montait toujours plus à la tête. Car le sentiment de vie se trouvait là; dans cette crainte effroyable qui lui nouait l'abdomen, dans cette volonté pathétique de se maintenir hors de l'eau malgré le danger évident à ses côtés. Un instant, elle songea à appeler du renfort. Mais comment pourrait-elle justifier sa position ? Elle n'était pas officiellement en service. Elle ne possédait aucune arme d'assurance sur elle. Alors elle ferma ses paupières un moment. Elle se conduisait comme une putain de novice, à chercher le crime, à chercher la faille là où elle ne trouverait finalement que sa propre perte. Elle en sourit vaguement, entre ses lippes crispées, tandis qu'elle comprenait enfin le rôle qu'elle possédait entre ses murs. La femme ne représentait rien. Il n'y avait pas d'autorité, ni même d'incertitude à inspirer. Elle était la risible, celle que l'on moquait ouvertement derrière quelques coupes édulcorées. Et pour preuve, l'évocation de son passé ne parvint qu'à lui provoquer une odieuse nausée. Sans doute se serait-elle insurgée si cela était advenue d'une tierce personne. Mais, là, alors qu'il s'agissait de Zohra, la commissaire n'était plus en mesure de s'agiter. Petit pantin démantibulé, elle accusait les bourrasques sans sourciller comme le ferait une pauvre victime, recroquevillée dans un coin. Était-ce là le signe effroyable démontrant qu'elle avait effectivement perdu la guerre ? Elle ne pouvait véritablement s'y résoudre. Et elle en ouvrit la bouche, prête à dégueuler ses ressentiments, mais ils s'étranglèrent dans le creux de sa gorge. Petite poupée privée de toutes tentatives, même vaines, elle s'enfonçait dans la tombe qu'elle avait elle-même creusée.

La proximité lui ravageait la tête. Et l'étau se resserrait chaque fois davantage. Si elle n'en disait rien, Madda éprouvait non sans mal la toile qui l'enlaçait subtilement. Elle était douce, elle était suave et elle ne promettait aucune échappatoire. C'était la totalité de son corps qui se tendait d'hérésie sous ces quelques caresses chimériques. Et cela flattait la chair trop longtemps délaissée, cela échauffait l'épiderme gelé qu'aucune main avait effleuré depuis qu'elle se trouvait isolée avec ses propres névroses. Alors elle n'essayait pas de se défaire d'elle. Au contraire, elle savourait avec une appétence silencieuse le peu d'attention qu'elle recevait. Elle se rebutait d'accueillir cette fausse tendresse. Elle se rebutait d'accueillir cette tension délicieuse entre ses cuisses. On récolte toujours ce que l'on sème, Zohra, et le jour où vous vous retrouverez derrière les barreaux, je me ferai un plaisir de venir parader. Menace fébrile, qui ne fit écho qu'à son trouble déliquescent. Pourtant, elle plissa les yeux, scindant le regard délétère de sa compagne de fortune. Le mal ne l'emporte jamais, Zohra. Elle essayait de s'en convaincre, comme elle le faisait incessamment depuis que ses proches n'étaient plus. Elle était avide de justice. Elle était avide de sensations fortes. Elle était avide d'émotions indicibles qu'elle n'oserait jamais admettre. La poigne vint ponctuer son affront autour de son menton, l'obligeant à soutenir ce regard ébène dans lequel elle se perdait trop souvent. L'aveu tordit la viande sous la peau blafarde. Il termina de ravager le peu de lucidité qu'elle s'efforçait d'abriter encore. Et ses grandes prunelles se dilatèrent de satisfaction et d'embarras. Vous... vous mentez? L'interrogation n'en était pas réellement une. Madda peinait encore à croire la véracité de cette confession. Pourtant, quelque chose s'éveilla enfin entre ses synapses. Et, sans attendre l'affirmation qu'elle quémandait, la jeune femme se redressa sur ses jambes flageolantes.

Durant son périple, la femme ne se détourna pas une seule fois. Une petite voix chimérique lui assurait que Zohra ne resterait pas très loin de cette macabre découverte. Elle dévala les étages, non sans l'accord de sa comparse qui lui ouvrait probablement toutes les portes qu'elle désirait franchir. Le cœur affolé dans sa poitrine de femme, elle s'enfonçait plus encore dans les entrailles de ses propres ténèbres. Elle aurait pu joindre sa coéquipière, prévenir enfin des doutes qu'elle avait toujours eu. Mais Madda n'en fit jamais rien. Elle n'interrompit jamais sa descente aux enfers. Elle cavala, même, comme le ferait une toxico pour obtenir sa dose. Cependant, lorsqu'elle se retrouva finalement nez-à-nez avec cette réalité promise, la flic s'immobilisa. Légèrement en retrait, elle contemplait ces minois innocents qui ne réclamaient que l'absolution. Elle voulut intervenir, mais son corps ne daignait plus lui répondre. Quelque chose se fissurait pour germer entre ses côtes. Quelque chose de noir et d'indomptable se propageait à une vitesse folle sous l'enveloppe mensongère. Vous... Mais la voix se mua finalement en un souffle extatique dans sa bouche amère. Le sang affluait à ses tempes pour endolorir sa petite caboche déconfite. Il y avait une poésie déconcertante dans ce qu'elle percevait. C'était ce jeu de pouvoir, cette soumission forcée, qu'elle admirait secrètement de son terrier. Elle se voyait auprès d'eux, courbant l'échine pour ne pas s'ankyloser sous une fougue despotique. Ou bien l'inverse, elle décelait sa résistance et leur domination latente sur sa pauvre carcasse brisée. Madda s'humecta les lèvres, tendue comme un élastique que l'on malmène jusqu'à l'écartèlement. Il y avait une certaine tension dans ce qu'elle entrevoyait, un érotisme répugnant qu'elle ne parvenait pourtant pas à chasser de son esprit. Et elle se vit, voûtée, ramassée sur elle-même face à sa geôlière. Elle se vit transpirer d'appétence et d'horreur sous le claquement perfide de sa langue. Madda serra les dents pour ne pas se laisser surprendre par l'affolement de sa respiration. Elle voulut fuir, tandis que l'effroi vint enfin tirer la sonnette d'alarme. Petit animal sauvage et revêche, elle fit volte face. Mais, sa fuite fut rapidement interrompue par la présence de Zohra. Percutant sa silhouette taillée dans le marbre, elle se retint à ses épaules pour ne pas s'affaler sur le sol. Si proche d'elle, comme dans une étreinte, ses prunelles hagardes s'accrochèrent aux siennes. Le thorax écrasé par la peur, et cette sensibilité vicelarde qu'elle s'efforçait de rejeter, Madda ne put que gémir d’ambiguïté. Laissez-moi partir.
 


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Arrivée à Londres : 12/12/2016 Missives : 538 Points : 3447 Traits empruntés : Deepika Padukone ♥ Petite schizophrénie : Lysandre-victime Pseudonyme : SUPERNʘVɅ Crédits : SWAN BLBLBLBL & Tumblr Je suis né(e) le : 24 octobre 1974 et j'ai donc : 43 petites années J'appartiens aux : hordes des Harpies, bien que je sois une solitaire Actuellement, je suis : porteuse d'une bague, symbole d'une autre sorte d'alliance et je travaille comme : femme du monde, secrètement à la tête d'une lourde organisation de contrebande je suis de la caste : des MasterCard Black j'offre mon allégeance : à moi même, pas à mon espèce et mes valeurs sont que : si chaque chose à sa place, les humains ne sont pas à la leur.

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Lun 5 Fév - 20:44
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Tout ceci était tellement amusant ! La femme frissonnait, elle semblait même transportée par des bouffées érotiques que lui inspiraient l’Indienne avec ses quelques murmures et son simple contact. Alors oui, la sentir se tendre si facilement, braquer un regard déterminé vers elle mais frémir comme une adolescente, il y avait de quoi divertir la Harpie. Maddalena était loin d’être une adversaire à sa taille. Mais si Zohra considérait les Humains comme des créatures indignes de son intérêt, il semblait que parfois, l’un d’entre eux se démarquait pour devenir une proie méritant le tourment. Et elle le lui insufflait petit à petit, maîtresse des ses actes et ses paroles. Cela s’insinuait par les pores de Madda, qui transpirait déjà d’appétence et d’effroi. C’était visible dans son regard, à la chaleur de sa peau, à cette sueur froide qui semblait la saisir. Et la Harpie souriait, ses babines cruelles s’étiraient un peu plus à chaque minute alors qu’elle s’était levée pour suivre l’Humaine qui avait sauté sur l’occasion de voir par son propre regard, ce qu’insinuait l’exotique créature qui la soumettait à l’anéantissement.  Alors elle avait pris le temps de prendre son cocktail entre ses doigts, le finissant presque d’une traite tandis qu’elle évoluait comme une panthère suivrait sa proie. Elle fit un signe à l’homme en civil qui gardait l’entrée des sous-sols, et la porte s’ouvrit devant la flic qui s’engouffrait en toute conscience de cause, vers un enfer qui risquait de ne plus jamais la quitter. La Harpie déposa son verre vide sur le comptoir, et suivit l’humaine vers les étages inférieurs qu’elle connaissait si bien. Sur ses lips, se dessinait une expression carnassière, et elle y passa une langue avide et affamée d’y découvrir la réaction de cette pauvre petite chose si naïvement délicieuse.

Quelle surprise d’ailleurs qu’elle eut à la heurter alors que Maddalena tentait de remontrer vers la lumière. La flic s’accrocha éperdument aux épaules de la Harpie, qui se contenta de placer une main sur sa taille, et l’autre derrière sa nuque en agrippant férocement les cheveux brun de la jeune femme apeurée. Il n’y avait qu’à inspirer une grande bouffée d’air pour sentir émaner la peur viscérale. Autre chose aussi, que Zohra pouvait apprécier dans le regard tourmenté et choqué de l’humaine. Un trouble tout autre, quelque chose de plus sale et inavoué. Qu’elle ne comprenait pas elle-même, mais qui inspirait une autre sorte de taquinerie morbide à la créature damnée. Elle tira sur les cheveux de la flic, pour la forcer à ployer le genoux et ainsi la dominer alors qu’elle se penchait sur elle pour murmurer d’une voix plus grave, tendue par une fluctuation animale.  

Doucement mon agneau, doucement…. Tu ne vas pas déjà me faire faux bon, si ? Toi qui voulais découvrir la réalité qui se cachait derrière mon masque, tu me sembles si pressée de t’en détourner ! Alors, regarde un peu. C’est beau n’est-ce pas ? Ce bal de peau d’ivoire, de regards meurtris. Ils savent qu’ils ne reverront probablement pas la lumière du jour. Si lendemain il y a pour eux…

Zohra plissa les yeux avec une malice sombre, laissant son regard brillant pétiller d’une envie bestiale et incontrôlée. Elle se pencha d’avantage, huma la peau contre la jugulaire palpitante. Ses crocs s’allongèrent l’espèce de quelques secondes, soumises à la faim et au désir de mordre, de se gorger du vermeil inondé de peur qui coulait là, à quelques centimètres à travers le derme souillé de sueur froide. Mais elle résista, et peut être qu’à peine Maddalena pourrait avoir sentit les crocs rayer le diaphane de son enveloppe charnelle avant que la Harpie ne laisse son apparence humaine reprendre le dessus. Zohra tira encore les cheveux pour éloigner la nuque de sa bouche, mais ne résista pas à venir trainer ses lèvres sur celle de l’Humaine. Encore une provocation, encore une transgression qui marquerait Maddalena au fer rouge, du goût de péril qu’elle pouvait disséminer sur ses lips.

A ton avis, se demandent t’ils quelle valeur est accordée à leur vie ?

Un rire secoua la gorge de Zohra avant qu’elle ne relève de force l’humaine et ne la lâche pour s’éloigner d’elle, faisant signe à un type qui s’occupait des « produits » aux enchères de venir s’occuper de la flic transit… Puis la Harpie se tourna vers elle, tout en reculant vers l’assemblée d’acheteur. Il n’était pas question de la vendre réellement… juste de jouer. Encore. Le sourire insolent, la Harpie lança à l’attention de la flic :

Et si tu étais à leur place… a combien évaluerais-tu la tienne ?

Puis elle partit s’installer dans l’assemblée en virevoltant, tandis que l’homme et un acolyte saisissait Maddalena par les bras non sans brutalité, pour la dévêtir entièrement et la forcer à montrer sur l’estrade …




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Moi, quand j’ai plus rien à faire ici, je me retire… Plus une goutte d’eau. Plus un rayon de soleil. Je me dessèche, de la tête aux pieds. Et puis, un jour, la corneille raconte qu’elle a entendu au loin quelqu’un qui recommence à pleurer. Alors là, j’ouvre un œil, je rampe, mangeant la neige, léchant l’eau croupie… et mes ennemis tressaillent, car à me voir boire, ils comprennent que je suis de retour. — .
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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 133 Points : 769 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Lux Aeterna + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée. je vis à : suburbs. j'offre mon allégeance : à l'humanité et aux inspirations fébriles. et mes valeurs sont que : que l'on paye toujours le prix en fin de compte.

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Dim 18 Fév - 18:45
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Fuir. C'était la totalité de son être qui réclamait cette nécessité parfaitement humaine. Mais de ses prunelles sombres, elle contemplait l'obscurité que le monde pouvait abriter en son sein. Et le spectacle qui se jouait sous ses yeux ne parvenait qu'à la retenir quelques secondes encore. La peur transpirait de part et d'autre. Elle dégueulait inlassablement des plaintes qui détonnaient dans l'air. Une nausée lui prit la bouche, si bien qu'elle dut se faire violence pour ne pas gerber la réalité qui s'offrait à elle. Et Zohra, ses prunelles brillantes de cette lueur écœurante qu'elle n'assimilait pas totalement. Comment pouvait-elle jouir de la sorte ?N'y avait-il aucune âme sous ce carcan de vipère impétueuse ? Non. Et elle le savait dans ce tréfonds nébuleux qui s'agitait malgré elle à son contact. C'était une pourriture qui gangrenait la vie elle-même. Alors Madda martela le marbre qui la vêtait, frappa la pierre froide pour se frayer un chemin vers les cieux. Mais la Bête était bien trop puissante devant elle. Ou, la laissait-elle simplement prendre le dessus, comme le ferait une victime consentante qui ploierait les genoux devant l'autel. C'était malgré elle. Et c'était à cette hérésie qu'elle s'efforçait vainement d'échapper. C'était le miroir qui lui renvoyait avec perfidie les ténèbres qui l'habitaient silencieusement. Poussez-vous, qu'elle insista, plus déterminée.

L'unique réponse qui lui vint fut une poigne douloureuse à la base de ses cheveux. Un grincement de dents plus tard, Madda se retrouvait voûtée, soumise comme le serait une vulgaire poupée de chiffon. Elle enfonça ses ongles dans le poignet pour atténuer la prise, mais Zohra ne relâcha pas sa toile mortifère. Un souffle carnassier effleura alors son épiderme, venant créer quelques étincelles répugnantes entre ses côtes. Un soupire singulier lui échappa, tandis qu'elle fermait les paupières pour ne pas faire face à son assaillante. Le déni, voilà ce qui lui restait. Et elle s'y accrochait avec véhémence, pauvre petite chose au bord du précipice. Si je disparais, on vous retrouvera. Vous le savez, ça ? Si vous me tuez, on finira par vous retrouver, on ne vous laissera jamais tranquille, beugla-t-elle sans même prendre la peine d'écouter ses dires. Mais les menaces n'atteignaient guère le Loup. Et pour preuve, un baiser insipide se déposa sur sa bouche famélique. La caresse démantela tout ce qu'elle tentait encore de calfeutrer. Comme les bandes de film qui fondent enfin, ses dernières croyances s'immolèrent d'une simple flamme meurtrière. Et elle s'en retrouva étourdie, alors que la brûlure se fit plus rude encore entre ses cuisses honteuses. C'en était à gerber ses tripes. Mais le serpent sillonnait déjà son corps de femme. Et ce fut son regard qui se dilata du venin insidieux qu'elle lui avait inoculé. Une protestation dégueulasse mourut sur ses lippes à temps. Mais les dégâts n'étaient pas chimériques. Et ils l'obligeaient à maintenir plus encore son abdomen dévoré.

Madda n'assimila pas immédiatement ce qui lui tombait sur le coin du nez. Alors, lorsque deux mains vinrent l'empoigner avec force, la flic écarquilla les yeux, totalement étrangère à ce qu'elle subissait devant ces regards inquisiteurs qu'elle sentait serpenter autour d'elle. Quelque chose s'était déconnecté sous son petit crâne endolori. Elle se voyait en dehors de l'habitacle qui abritait sa conscience. Elle regardait la brutalité dévêtir plus encore sa pauvre dignité qui s'égosillait au loin. Ses prunelles s'accrochèrent à celles de sa voisine un instant. Et, ce qu'elle y vit la glaça jusqu'aux sangs. C'était la peur dans ce qu'elle possédait de plus abrupte. C'était la terreur dans ce qu'elle avait de plus authentique. Elle voulut ouvrir la bouche, lui prononcer quelques mots, mais seul le silence s'échappa de sa malheureuse carcasse. Qu'avait-elle à dire désormais ? Rien. Car, elle n'était rien. Son réflexe fut simplement de couvrir ses formes d'un bras tremblant. Humaine pathétique. Elle voulut faire un pas vers la sortie, seulement un simple mouvement sur sa droite l'en dissuada. Et elle songea une fois de plus à sa partenaire qui, si elle savait cela, ne se gênerait sûrement pas pour lui flanquer une bonne gifle. La crainte lui tordit plus encore les entrailles, si bien qu'elle ne put contenir plus longtemps la bile qui lui ravageait l’œsophage.

Ce qui se tramait autour d'elle, Madda ne le percevait même plus. L'angoisse avait depuis longtemps maintenant consumé ses sens. Puis, lorsqu'elle croisa enfin le regard de sa geôlière, quelque chose de plus se fissura en elle. Elle avait gagné. Et cette certitude l'accabla davantage. Le monde alors disparut autour d'elle. La flic n'entendit pas les remontrances qui fusaient à son encontre. Elle fit un pas, puis deux, en direction de Zohra. L'espoir s'était évaporé dans une nuée nébuleuse. Elle accueillait le Noir qu'elle sentait naître en elle. Il n'y avait pas à se battre. Le monde n'appartenait plus à cette noble cause qu'elle s'efforçait jusque là de défendre. Elle jetait l'éponge, malgré l'unique brin de conscience qui s'affolait encore. Que pouvait-elle faire d'autre finalement ? Ceux qu'elle aimait s'en étaient allés. Et, jamais elle ne trouverait le repos. Zohra avait broyé les dernières poussières d'espérance qu'elle s'était toujours efforcée d'entretenir pour ne pas s'abandonner. Il n'y avait pas de paradis à sauver ici. L'enfer était déjà là. Et peut-être était-ce finalement là sa punition ? Alors, lorsque l'humaine fut à sa hauteur, elle se laissa lourdement tomber à genoux. Là, l'échine courbée comme le ferait un simple pantin, Madda abdiquait.
 


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