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 (MADDALENA) la condition humaine


Silence is a true friend who never betrays.

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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 20 Points : 100 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Ellaenys + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée.
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Lun 13 Nov - 16:55
maddalena de santis
I can’t help but want oceans to part

LOUP
alias cindy

Wesh grosse ! :paulo: Je suis bonne à enfermer, mais je vous promets que je me soigne.... ou pas ! :maite: Je suis la nana qui aime la glaque'attitud' et les liens dégueu' sa meyre. A côté de ça, j'ai quelques trucs normaux dans ma vie... je suis serveuse et... ma maison est un chenil. :hector: Ah ouais et... je vous ai déjà dis que j'avais des grains ?  :sperm:

Avatar ‣ Rachel Weisz.
Personnage ‣ Inventé.
Crédit ‣ Créditer pour l'avatar et les gifs.


Nom & Prénom ‣ Maddalena, comme l'illustre mirage qui voile quelques toiles devant lesquelles les genoux se fracturent. c'est l'énigme latente que l'on tend à percer derrière quelques pages manuscrites. c'est la grande madeleine et tout ce qu'elle implique tacitement. De Santis, en mémoire à cette petite fille qu'elle fut, qu'elle se promit d'être par le passé. hommage à celui qui lui donna son matricule, lâcheté quand à celui qu'elle se devrait sans doute de porter encore.
Date de naissance ‣ petit poupon au regard abyssal, petite fillette aux traits opalins, c'est l'année 1970 qui vit ses premiers pleurs, ses seuls éclats.
Age ‣ quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde.

Nationalité ‣ étrangère, immigrante, elle a adopté le blason d'une maison qui n'est pas la sienne. mais elle l'a fait pour lui et maintenant, elle ne garde de cela qu'une amertume, qu'un ciel britannique.
Origines ‣ c'est ce soleil, cette chaleur bien heureuse. de là-bas, elle ne se rappelle que de quelques édifices splendides qui ont longtemps bercé ses heures. la grande Italie et ses lueurs célestes.  
Métier ‣ c'est le canon porté sur la tempe, la menace tacite que l'on entend pas toujours. elle est la main justicière, celle qui aspire à un monde plus sûr, plus sain. elle prie, du métal qu'elle brandie à la face de l'univers. commissaire, ange déchu, protecteur de la veuve et de l'orphelin, elle n'aspire qu'à ce repos qui n'adviendra probablement jamais.
Niveau social ‣ robin des bois d'un monde moderne sans dessus dessous, elle ne s'enroule pas de parure ni d'apparat. de quoi vivre, aisée comme on aime se le dire, c'est la première à tendre le billet pour quelques rictus inespérés.
Statut marital ‣ abandonnée, brisée, elle s'élance seule dans l'obscurité cuisante. veuve, détruite et incomplète, elle traîne sa carcasse démantibulée vers une lueur chimérique qui n'existe qu'à travers ses espérances.
Orientation sexuelle ‣ qu'importe les mains que l'on cherche. elle n'a jamais regardé le costume, ni même les mensonges que l'on offre fièrement au regard inquisiteur de l'univers.pansexuelle pour étiqueter la marchandise, elle se fout pas mal de l'épiderme qu'elle embrase.

Présence à Londres ‣ c'était pour lui, pour Adam. petit touriste à la gueule d'ange, elle n'a pu que céder face à lui. une chose en entraînant une autre, elle s'est laissée tenter par Londres et son ciel pleureur. cela fait plus de vingt ans, maintenant, qu'elle arpente ces rues qu'elle ne reconnaît plus. si cette ville devait lui offrir espoirs d'existence, elle ne lui a - en réalité - que dérobé tout ce qu'elle aimait...

Humain






Curiosités


Généalogie ‣ tout s'est envolé. il ne lui reste que quelques regrets, quelques amertumes qu'elle ne parvient pas encore à dégueuler puis ce mausolée qui renferme désormais sa chair et son sang. les seules visites qu'elle s'octroie sont celles-ci. et des larmes, des sourires envolés, des confessions inavouées que personne n'entendra plus. pourtant, son pauvre corps en aurait des choses à dévoiler.

Points forts ‣ il ne lui reste personne. pas d'amant à chérir, ni d'enfant à cajoler. il n'y a que ce chat noir qu'elle a récupéré un soir. mais elle sait qu'il n'a pas besoin d'elle. alors la clé se trouve-là, dans cette réalité douloureuse: il n'y a plus rien à perdre pour elle. qu'importe si son existence se voit menacée, qu'importe si le risque est grand. elle s'y jette corps et âme sans une once d'hésitation. personne serait là le lendemain pour pleurer son absence.

Points faibles ‣ c'est l'adrénaline et cette capacité stupide à se jeter, paupières closes, dans la gueule béante du loup. c'est ce manque de réflexion lorsqu'elle fonce tête baissée. elle prend des risques, elle frôle la mort souvent. cela lui jouera des tours, elle le sait. peut-être est-ce cette fin funeste qui l'attire ? peut-être n'a-t-elle plus aucune raison d'arpenter cette terre ? pourtant, il y a toujours ce soulagement lorsqu'elle s'arrache enfin aux eaux glacées dans lesquelles elle s'était enlisée.

Position face au surnaturel ‣ une vermine, voilà ce qu'elle songe. ces créatures ne devraient pas être et la haine qu'elle leur voue est sans limite. qu'importe la différence, le point noir n'est pas là. il réside à travers la violence dont elles font preuve, mais également dans la cruauté qu'elles se plaisent à déverser. et lorsqu'elle voit à nouveau les traits ensanglantés d'Adam, le désir de vengeance se fait plus omnipotent encore. alors elle brandie l'étendard ahurissant de ceux que l'on nomme Sioniste et hurle à leur côté la rage qui les anime.



Caractère


arrogante - attentive - autoritaire - blasée - bornée - bourrue - brisée - capricieuse - cérébrale - colérique - courageuse - cynique - dévouée - excessive - fière - fidèle - fougueuse - impatiente - impliquée - impulsive - imprudente - indépendante - insolente - intelligente - jalouse - maladroite - nerveuse - opportuniste - orgueilleuse - passionnée - persévérante - protectrice - puérile - rancunière - sarcastique - sensible - solitaire - susceptible - tête brûlée - têtue - vengeresse, etc.

c'est la bombe A, une implosion dévastatrice. elle déracine tout, retourne l'univers qui l'entoure. c'est une cohue, un pèle-mêle d'émotions vives, pourpres qui submergent le corps et ravagent l'âme. Madda, elle ne fait pas les choses à moitié. elle s'acharne, elle creuse et brûle ce qui gangrène. c'est une coulée de lave en fusion qui dévore tout.

mais il y a cette fissure lorsque l'on s'y attarde. il y a cette faille, ce gouffre qui ne cesse de s'écarteler, encore et encore. et c'est douloureux quand le silence vient prendre le corps. alors ce sont les pleurs, en silence, les larmes qui ne couleront jamais plus mais qui lacèrent malgré tout les joues pâles.

Madda; c'est la volonté, candide et naïve, de vouloir changer la donne. c'est l'espoir fou qui se terre sous les côtes, qui pousse l'être à se surpasser. elle y croit parfois, c'est vrai. elle songe à ces silhouettes ensommeillées pour toujours. elle songe à ceux qu'elle a vu s'évanouir dans l'obscurité éternelle. peut-être pourrait-elle faire en sorte qu'ils ne se soient pas endormis pour rien. alors elle voue le moindre de ses souffles à cette quête pourtant déjà perdue...

c'est cette balance perpétuelle; de l'ombre vers la lumière. et ce doute permanent qui ne s'annihile jamais vraiment. Madda; elle est l'une et l'autre, l'écorchée vive et la guerrière sanguinaire...


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† I look inside myself and see my heart is black. I see my red door and it has been painted black. Maybe then I'll fade away and not have to face the facts. It's not easy facing up when your whole world is black.
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Arrivée à Londres : 01/10/2017 Missives : 20 Points : 100 Traits empruntés : Rachel Weisz. Pseudonyme : Loup. Crédits : Ellaenys + Tumblr. Je suis né(e) le : 12 juin de l'année 1970. et j'ai donc : quarante-sept années de lumière et d'ombre. et de trop nombreux jours bercés par l'obscurité du monde. J'appartiens aux : corps famélique et docile, chair tendre et pleine de rivières pourpres, elle se voûte face au zénith comme tous ces pathétiques humains. Actuellement, je suis : abandonnée, fracassée contre le pavé, traînant une carcasse démantibulée par la perte de l'être aimé. et je travaille comme : justicière à temps plein, carnassière des nuits sanglantes, commissaire. je suis de la caste : aisée.
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Lun 13 Nov - 17:18
Game Of Survival
we are buried in broken dreams




     

 
prologue

« Je me souviens des rires. Je me souviens des éclats sous les rayons doucereux de l'astre solaire, l'opalescence des lueurs timides qui se diffusaient par delà les gigantesques baies vitrées. Dans le salon, sur chacun des meubles, des édifices que nous avions bâtis, la pâle étreinte nous enfermait au cœur d'une bulle qui n'appartenait qu'à nous. Je vous regardais et, quelques fois, j'avais la sensation que ces instants, fugaces et délicats, ne s'évanouiraient jamais. J'y croyais. Comme l'on s'agenouille face au visage de l'Immaculée, j'avais cette foi immuable. Le monde aurait pu s'écrouler autour de nous. Le ciel aurait pu abattre sa fougue. J'étais certaine que jamais rien ne se briserait au dessus de notre foyer. L'être humain peut se dévoiler bien stupide, m'a-t-on dit. Et je n'ai pas dérogé à cette règle. Aujourd'hui, seuls les cendres viennent tapisser la quiétude d'autrefois. Il n'y a plus de lueur pour tamiser ces minutes douloureuses. Il n'y a plus de chuchotement pour taire l'exaltation de la mort.

Où êtes-vous à ce jour ? J'ose vous imaginer non loin de mes pas, entrelacés, à veiller mon ciel triste. Tout est possible, s'inquiète-t-on ici bas. Mais il me semble que la Fin ne promet aucune rédemption, aucun espoir pour demain. Vous n'êtes plus, là est l'ignoble vérité. Et moi, moi je suis morte de ne plus vous avoir auprès de moi... »


 
chapitre un

La petite fille balaya la rue d'un regard impatient. Autour d'elle les voix s'élevaient, exaltations puissantes de retrouver enfin le foyer chaleureux. Son myocarde de gamine fit une embardée entre ses côtes. Où était-il ? Elle le chercha, longuement, avant qu'une grimace ne vienne éclairer ses traits pâles. Il était là, adossé contre son véhicule, les bras nonchalamment croisés sur sa musculature d'officier. Madda fit quelques pas hésitants, savourant simplement le sentiment qu'elle éprouvait, puis se rua comme l'aurait fait un animal furieux. Lorsqu'elle entra enfin dans son champ de vision, l'homme se voûta vers l'avant, les bras tendus en une douce invitation. La fillette, alors fissurée en milles éclats de joie, se laissa soulever comme une simple poupée de chiffon. « Papa », s'exclama-t-elle. La caresse rugueuse de sa barbe contre sa joue délicate la fit friser le nez dans quelques gloussements enfantins. Ses petites mains vinrent alors saisir son visage anguleux pour ralentir son effusion. « Tu piques ! » Mais il ne rétorqua pas. Quelque chose dans ses grands yeux tristes ondoyait dès lors qu'il les portait sur elle. Et Madda ne comprenait pas ce qui semblait se fracturer chaque fois qu'il se penchait au dessus d'elle. Elle n'en disait rien, cependant. Elle se contentait, souvent, de passer ses petits doigts malhabiles sur ses paupières exténuées, espérant naïvement que cela suffirait à raviver la flamme fatiguée de son cœur. « Rentrons à la maison... »

Et la petite fille s'empressa de regagner le véhicule, trop fière d'entendre résonner les sirènes que son père faisait exprès de retentir. Agitant sa petite tête au gré des échos, Madda observait les traits à la fois rayonnants et tirés de son père. Quelque chose se fissurait, chaque jour un peu plus, dans sa cage thoracique. C'était maman, elle le savait, ses grands-parents le répétaient souvent lorsqu'il partait, la laissant seule auprès d'eux. Eux aussi, ils étaient tristes. Mais c'était la vision de leur fils qui les rendait ainsi. « Tu as passé une bonne journée à l'école ? » Leurs prunelles se croisèrent un bref instant à travers le rétroviseur. Elle se redressa légèrement, se pliant vers l'avant pour lui répondre: « Oui ! Aujourd'hui on a parlé de ce que l'on voulait faire plus tard. » Un sourire l'encouragea à poursuivre et elle se plut à ajouter: « J'ai dis que je voulais être comme toi: policier. » Il ria, à la fois conquis et amusé, puis secoua sa petite tête grisonnante. « C'est un métier dangereux, tu sais... » Mais la petite fille ne s'en souciait guère. De cette profession, elle n'en voyait que les bons côtés. Alors elle fronça les sourcils pour remuer ses longs cheveux bruns. « Je m'en moque. Je veux être comme toi pour arrêter les méchants, comme ceux qui ont fait du mal à maman. » La détermination dans sa voix fit légèrement grimacer son père, mais il ne s'essaya pas à la dissuader. Le souvenir de la silhouette inerte de sa femme suffit à le réduire au silence. Ses phalanges blanchirent autour du volant, tandis qu'il se fit violence pour ne pas hurler. « Je suis sûr que tu seras la meilleure... » Son timbre était serré, brisé et cela n'échappa pas à Madda. Elle aurait aimé ajouter quelque chose, peut-être le réconforter, mais elle était bien trop jeune pour tout assimiler. Alors elle se contenta d'adresser un sourire rayonnant à son géniteur qui, lui, acquiesça simplement d'un battement de cils. Un jour, elle lui prendrait sa douleur. Un jour, elle punirait ceux qui avaient osé ébranler leur vie...


 
chapitre deux

« Je n'arrive pas à croire que je ne te verrai plus. » Madda gloussa pour la énième fois. Si cela n'avait pas été simple de se frayer un chemin parmi ses confrères, elle était désormais un membre apprécié et reconnu de l'équipe. Alors, lorsqu'elle avait annoncé son départ pour l'Angleterre, nombreux furent ceux qui lui témoignèrent leur déception. Chose que ne cessait de faire son coéquipier. A croire qu'il espérait ainsi la retenir. Lorsqu'elle songeait à leur début, Madda ne pouvait qu'en rire. Milo ne l'avait pas accepté immédiatement. Travailler avec une femme était selon lui porter le canon à sa tempe. Pourtant, elle était parvenue à briser les quelques préjugés qui le rendait parfois odieux. Aujourd'hui plus qu'un partenaire, Milo était également un ami.
« Tu ne vas pas pleurer tout de même ? », ricana-t-elle. L'unique réponse qu'elle eut fut une légère bourrasque contre son épaule. Evidemment, il allait lui manquer. Mais, elle ne le lui dirait pas. Ils n'avaient jamais été dans l'effusion ni dans la démonstration. Alors, elle inspira profondément, rivant son regard par delà la vitre, là où le décor défilait à une allure folle. « Qu'est-ce que l'on sait exactement ? » Milo se mordit l'intérieur de la joue, comme il le faisait chaque fois qu'une situation la dépassait. « Une femme a été massacré... » Madda s'enfonça plus encore dans son siège. Ce massacre n'était pas le premier. Et, s'ils pensaient s'approcher chaque fois un peu plus du coupable, il y avait toujours un élément pour remettre en doute leurs certitudes.

Une fois sur les lieux, Madda dut se faire violence pour contenir la bile qui lui brûlait l’œsophage. Il ne restait plus grand chose de cette pauvre femme; quelques os çà et là, une marre pourpre et quelques traces indistinctes. Elle s'efforça d'inhaler l'oxygène qui lui faisait défaut, tandis que Milo la contemplait d'un œil critique. « Bah alors, l'amour te rendrait-il fragile ? Je vais devoir dire deux mots à ton britannique pour lequel tu nous quittes. » Mais elle n'eut pas le courage de rétorquer. Quelle personne normalement constituée pouvait agir de la sorte ? Elle papillonna des cils, espérant chasser cette vision horrifique de ses souvenirs pour se concentrer sur l'expert à leurs côtés. « Qu'avez-vous trouvé ? » L'homme à lunettes passa ses doigts contre son front humide. Il sembla réfléchir un moment, comme si cette simple interrogation méritait toute l'attention de l'univers. Lorsqu'il posa enfin ses yeux grisonnants sur elle, ce fut pour hoqueter d'effroi: « N-nous avons trou-trouvé des empreintes m-mais... ce-ce n'est pas humain... et-et ce n'est pas... ce n'est pas non plus un-un animal... du-du moins, un anima-mal que nous connaissons... » Madda s'accroupit pour contempler de plus près l'horreur qui s'étendait sous son nez. Quelque chose avait déchiqueté cette femme et, cela n'avait aucun sens. Si ce n'était pas humain, si ce n'était pas animal, quelle entité avait bien pu faire cela ?...


 
chapitre trois

Son agonie détonna dans l'air chargé de larmes. Deux poignes sévères tentaient de la maintenir loin de la scène, comme simple spectatrice de son propre désarroi. Alors, elle se laissa sombrer, fracassant lourdement ses genoux contre le bois. Son existence volait en éclats. Elle s'effritait inexorablement entre ses phalanges, se transformait en cendres dans sa bouche. Comment les choses avaient-elles pu se dérouler ainsi ? Qu'avait-elle manqué ? Il y avait-il simplement eu des signes ? Les doigts qui l'agrippaient jusque là cédèrent et elle put s'affaler sur le sol rouge. Le sang avait tapissé les murs de ce qui fut autrefois son salon. Désormais, il ne restait plus qu'un capharnaüm désarmant. « Où sont-ils !? », beugla-t-elle. Mais personne ne daigna lui répondre. Tous contemplèrent sa détresse, les lèvres pincées, et le cœur douloureux. Alors elle hurla de toutes ses forces, comme le ferait une bête enragée. Seulement, aucune réaction ne vint apaiser son agitation. Même son nouveau coéquipier; James, ne trouva rien à redire. Elle eut envie d'enfoncer ses ongles dans son épiderme, d'arracher sa pathétique enveloppe qui ne savait que rester là, les bras ballants et la mine grave. « Vous ne devriez pas voir cela... », lui répondit-on enfin.

Madda se rua vers l'homme qui venait de s'adresser à elle. Elle ne s'était jamais retrouvée face à lui mais elle le connaissait de renom. Il faisait partie de cette faculté qu'elle avait d'abord pris pour des illuminés, puis qu'elle avait considéré davantage. Sa carrière dans les forces de l'ordre l'avait amené à reconsidérer toutes les options, même les leurs. Son interlocuteur sembla embarrassé, l'espace d'une seconde, avant de soupirer tristement. « Nous attraperons la créature qui leur a fait cela, je vous le promets... » Mais Madda n'écoutait déjà plus. Le regard immobile, elle fixait un point hasardeux au loin. Était-ce véritablement sa réalité ?Tombait-elle réellement en ruine ? Pourtant, n'avait-elle pas embrassé son mari ce matin ? N'avait-elle pas déposé sa fille à l'école en lui promettant de ne pas trop tarder pour rentrer le soir même ? Et maintenant, qui embrasserait-elle au levé du jour ? Qui déposerait-elle devant ces grilles qui n'attendent que d'engloutir les enfants jusqu'au crépuscule ? Comment la journée avait-elle pu démarrer de la sorte pour s'achever dans quelques silences pourpres ? Désormais, elle était seule. Et le froid dévorait déjà ses entrailles. « Ce... ce n'est pas possible... c'est un cauchemar... » Elle n'y croyait pas. Elle ne voulait pas y songer. Alors, l'homme devant elle vint poser une main ferme et réconfortante sur son épaule. « Nous retrouverons l'entité qui a fait cela. » L'Entité. Ce terme trouva un écho en son sein, finissant de consumer le peu de raison qu'elle possédait encore...


 
épilogue

« Vous êtes partis depuis si longtemps maintenant... et pourtant, je n'ai rien oublié. La moindre expression, la moindre intonation. Tout est là, dans mon esprit, sur ma langue et entre mes mains. A ce jour, je ne sais toujours pas ce qui vous a arraché à mes bras. Mais je vous en fais la promesse; je ne quitterai pas cette planète sans avoir vengé votre mémoire. A dire vrai, il ne me reste que cela. Sans vous, je n'ai plus de but, plus aucune raison de me lever le matin. Alors s'il faut mourir pour savoir, pour détruire l'Entité qui vous a privé d'air, j'y consacrerai mon existence entière. De toute évidence, il n'y a plus que ce désir de vengeance pour me forcer à relever la tête lorsque le ciel se fait trop lourd...

Un jour, je détruirai la chose qui vous a fait cela. Un jour, je vous retrouverai... »

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Arrivée à Londres : 12/12/2016 Missives : 149 Points : 384 Traits empruntés : Deepika Padukone ♥ Petite schizophrénie : Pas encore, mais l'asile n'est pas loin (a) Pseudonyme : Supernova Crédits : .nyx & tumblr Je suis né(e) le : 24 octobre 1974 et j'ai donc : 43 petites années J'appartiens aux : hordes des Harpies, bien que je sois une solitaire Actuellement, je suis : porteuse d'une bague, symbole d'une autre sorte d'alliance et je travaille comme : femme du monde, secrètement à la tête d'une lourde organisation de contrebande je suis de la caste : des MasterCard Black j'offre mon allégeance : à moi même, pas à mon espèce et mes valeurs sont que : si chaque chose à sa place, les humains ne sont pas à la leur.

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Mar 14 Nov - 20:17
Champagne !
Tu as désormais un personnage tout beau, tout neuf et validé



     

Tu connais la blague du commissaire ? Non ?!... Je te la raconterais en RP un jour, tu apprécieras :perv: En attendant, super fiche, vraiment ** J'adore et j'ai hâte de voir ce qu'elle va donner en action !  =D

Te voila donc opé(e) !  Mais avant de te ruer comme un(e) malpropre dans le flood (ouais ouais on te connait déjà !) ou sur la CB, il te reste encore quelques petits devoirs de citoyen à accomplir. Et pour te guider, parce qu'on est trop sympa (a), il n'y a qu'a cliquer sur les liens à suivre ! Pour commencer, il ne faudra pas oublier de réserver ton avatar. Et oui, ça ne va pas se faire tout seul ! Autres réservations importantes, ton métier, et ton logement dont il faudra demander la création. Après... c'est la fête ! Tu pourras partir en quête de liens et de rps après avoir créé tes propres topics. Jusque là, c'est déjà pas mal, non ?    Et pour le reste ce sera de la tarte. Tu pourras t'en aller poster d'éventuels scénarios (deux maximums, dont il te faudra attendre la validation), balancer un max de pré-liens puis partir faire le flan partout sur le forum !

Et si tu es nouveau(elle) sur le forum, voici les deux sujets qui pourront être des plus utiles pour t’intégrer : le guide du forum, et les bonnes fées ! N'hésite surtout pas à parcourir le premier et à t'inscrire sur le second. En attendant si tu as des questions, les Staffeux sont évidemment à ton écoute    

N'oublie pas les top-sites, car nous comptons sur tes votes pour faire connaitre DiA à un maximum de personne. Sur ce, c'est l'heure de partir à l'assaut du forum donc je ne te retiens pas plus longtemps !

Longue vie sur DiA  

     


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